La Copa América est l'équivalent sud-américain de notre EURO mais contrairement à notre championnat d'Europe, cette compétition rassemble les dix membres de la Confederación Sudamericana de Fútbol (CONMEBOL) auxquels s'ajoutent deux pays d'une autre confédération, sur invitation. Le Mexique, finaliste malheureux à deux reprises, est un habitué. Cette année, le Costa Rica est le second invité. La Copa alourdit le calendrier estival de ces deux pays, qui ont déjà participé à la GoldCup, le championnat des nations de la Confédération de l'Amérique du Nord et centrale et des Caraïbes (CONCACAF...

La Copa América est l'équivalent sud-américain de notre EURO mais contrairement à notre championnat d'Europe, cette compétition rassemble les dix membres de la Confederación Sudamericana de Fútbol (CONMEBOL) auxquels s'ajoutent deux pays d'une autre confédération, sur invitation. Le Mexique, finaliste malheureux à deux reprises, est un habitué. Cette année, le Costa Rica est le second invité. La Copa alourdit le calendrier estival de ces deux pays, qui ont déjà participé à la GoldCup, le championnat des nations de la Confédération de l'Amérique du Nord et centrale et des Caraïbes (CONCACAF), en juin. Cette Coupe a lieu tous les deux ans et permet de désigner la meilleure nation de cette confédération. Pour protéger son tournoi, la CONCACAF n'autorise aux deux pays invités la combinaison des deux tournois que s'ils délèguent une équipe affaiblie à la Copa. Le Mexique et le Costa Rica y alignent donc leur équipe olympique, soit des joueurs de moins de 23 ans, épaulés par un maximum de cinq footballeurs plus âgés. Bryan Ruiz (ex-Gand) n'y participe donc pas plus que Junior Diaz (Club Bruges), qui disputent la Gold Cup. Côté mexicain, les footballeurs évoluant en Europe ne sont pas repris, hormis Javier Hernandez, la vedette de Manchester United. Carlos Vela, était sélectionné mais Arsenal a refusé de le libérer. Le Costa Rica, qui en est à sa quatrième participation, profite du forfait du Japon. Après le tremblement de terre et le tsunami, la J-League a observé un temps d'arrêt et se poursuit pendant la Copa. Les clubs japonais ne voulaient donc pas libérer leurs internationaux, pas plus que les européens. Or, le Japon, qui a déjà disputé le tournoi une fois, n'avait pas l'intention d'y expédier une équipe affaiblie. La CONMEBOL a alors invité l'Espagne, qui a jugé son calendrier suffisamment chargé. Le Costa Rica, lui, a accepté. La Copa América a été organisée pour la première fois en 1916, en Argentine. A ses débuts, la joute a été organisée de manière irrégulière, une fois par an, voire tous les quatre ans, sans véritable formule de compétition. Le tournoi n'était pas apprécié à sa juste valeur : ainsi, en 1959, le Brésil a envoyé l'équipe étatisée de Pernambuco en Argentine. Elle a perdu la finale contre le pays-hôte. Le tournoi a été baptisé officiellement Copa América en 1975. Après trois éditions sans pays organisateur fixe, chacun devant affronter tous les autres durant les années 70 et 80, marquées par la dictature, la Copa a trouvé son second souffle en 1986. On a instauré un système de rotation pour l'organisation. Jusqu'en 2001, le tournoi a eu lieu tous les deux ans. Il a connu une parenthèse de trois ans et est désormais organisé tous les quatre ans. L'édition précédente a eu lieu au Venezuela et a été remportée par le Brésil, qui s'est adjugé quatre des cinq derniers tournois, la Colombie ayant gagné l'édition 2001, qu'elle organisait. L'Argentine ne s'est plus imposée depuis 1993 et l'Uruguay depuis 1995. Pour trouver trace d'un succès du Paraguay, il faut remonter en 1979. Le Chili, lui, ne s'est jamais imposé mais a atteint la finale à quatre reprises. Le Brésil organise l'édition prochaine et sera donc l'hôte d'un grand événement sportif quatre ans d'affilée : la Coupe des Confédérations en 2013, le Mondial 2014 puis la Copa América en 2015, et les Jeux olympiques de Rio de Janeiro.