...Mais quand même ! Sans nullement vouloir gommer une perf qui caressait notre patriotisme dans le sens du poil depuis plus de 30 ans, entre nos demi-finalistes de 1986 et ceux de 2018, y'a pas photo ! Epluchez mon tableau, tapez-vous mon bla-bla, ils aimeraient montrer que la perf belge en Russie fut exceptionnelle, bien au-delà du fait d'avoir terminé 3e plutôt que 4e !
...

...Mais quand même ! Sans nullement vouloir gommer une perf qui caressait notre patriotisme dans le sens du poil depuis plus de 30 ans, entre nos demi-finalistes de 1986 et ceux de 2018, y'a pas photo ! Epluchez mon tableau, tapez-vous mon bla-bla, ils aimeraient montrer que la perf belge en Russie fut exceptionnelle, bien au-delà du fait d'avoir terminé 3e plutôt que 4e ! Pas d'esclandre, pas de ronchons sur banc, l'esprit de groupe fut impeccable. Et il donne raison à Roberto Martinez quant à la non-sélection de Radja Nainggolan, faut l'admettre ! En 1986, il y eut un boxon malsain dès après la défaite inaugurale face au Mexique, avec en pole-position un René Vandereycken évincé du onze et qui quitta le groupe avant l'échéance ! Du point de vue tactique, Guy Thys chamboula vite l'équipe initiale, 6 titularisés contre le Mexique ne le seront plus dès les huitièmes : ciao pour René le susdit, mais aussi Franky Van der Elst, Hugo Broos, Michel Dewolf, Filip Desmet, Erwin Vandenbergh ...et passage soudain d'une défense à 4 à une défense à 5 jamais expérimentée auparavant . Titularisation en défense pour Georges Grün, Patrick Vervoort, Stéphane Demol, come-back pour Michel Renquin intronisé libero ! Tout cela fait un monde entre la légendaire patte de lapin de Thys hier, et l'obstination de Martinez aujourd'hui, lequel ne fit que moduler un schéma établi. Le facteur/chance, important en foot, accompagna longtemps les héros de 1986 : qualification laborieuse pour la phase finale malgré la " tête de Georges Grun " légendaire et salvatrice, extraction de la poule en terminant pourtant 3e, bingo du 4-3 contre l'URSS, bingo des tirs au but face à l'Espagne... En n'oubliant pas que la baraka changea de camp contre l'Argentine : à 0-0, Danny Veyt partit seul au but et fut stoppé pour un hors-jeu inexistant, le VAR n'existait pas... En 2018, je pense qu'on a crevé de bol que face au Japon (1-2 carnavalesque de Jan Vertonghen, sans quoi...), et qu'on aurait pu en avoir un peu face à la France... Et surtout, surtout, à l'issue de chaque grand tournoi, il y a un vainqueur ...qui n'est pas forcément celui que le monde aurait aimé voir triompher. Nous nous souvenons des Belges de 1986, mais le reste du monde l'a oublié ...hormis les Soviétiques ! Mais en 2018, nous avons séduit les neutres par le biais d'une qualité de jeu qui nous fera rester longtemps dans les mémoires ! Pas pour toujours, faut pas rêver... Mais nous avons acquis des supporters non-belges ! Et relisez la ligne " parcours total " de mon tableau : 2018, que de victoires ! Que de buts pétés au fond des filets adverses !