Après 7 journées de championnat, le Standard et Anderlecht ont réalisé un mini-break vis-à-vis du champion en titre brugeois. Au-delà de la différence chiffrée (4 et 3 points de retard), c'est la manière de jouer qui inquiète. Bien plus que le nombre d'unités engrangées.
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Après 7 journées de championnat, le Standard et Anderlecht ont réalisé un mini-break vis-à-vis du champion en titre brugeois. Au-delà de la différence chiffrée (4 et 3 points de retard), c'est la manière de jouer qui inquiète. Bien plus que le nombre d'unités engrangées. Si le Standard, au niveau de la qualité de jeu, rassure de plus en plus, on peut comparer les deux systèmes tactiques mis en place par les Brugeois et les Anderlechtois. Dans mes pronostics de début de saison, rédigés en nos colonnes, j'avais émis un doute quant à la capacité pour les Flandriens à reconquérir les lauriers. Le changement d'entraîneur ainsi qu'un chamboulement de l'équipe avec le départ de quelques titulaires inamovibles me faisaient penser que les deux éternels rivaux du Club avaient plus d'atouts dans leur jeu pour être champion. Cela dit, la compétition est encore longue et un retournement de situation est encore tout à fait possible. La période Trond Sollied à Bruges avait mis en valeur le système quasiment invariable du Norvégien et la machine était tellement bien huilée que les résultats ont automatiquement suivi. Même si je trouvais ce système très figé, les répétitions des mouvements dans les entraînements faisaient que l'efficacité était présente. Le dispositif tactique mis en place par Jan Ceulemans peut, lui, varier (du 4-4-2 au 4-3-3) mais l'animation me paraît assez statique. Pour expliciter cela, je vais me référer au schéma tactique de Bruges au Standard et d'Anderlecht contre Roulers. Il faut évidemment relativiser mon analyse car les adversaires n'étaient pas du même niveau. On relève des positionnements très figés, certainement des joueurs offensifs. De plus, la présence de nombreux nouveaux dans le 11 brugeois fait que cette absence de mouvement rend le jeu avec ballon très stéréotypé et débouche sur un match contre le Standard sans se créer de véritable occasion de but en 90 minutes. Là, on peut remarquer un changement continuel de position et une animation de jeu très variée. Christian Wilhelmsson, par exemple, débute comme flanc droit (à l'image de Gert Verheyen chez les Brugeois) et se retrouve dans toutes les positions de l'attaque. On peut donc déduire que ça devient un système à 3 attaquants. La présence de 2 gauchers ( Bart Goor et Walter Baseggio) dans les 3 médians restants n'a jamais présenté de déséquilibre. Conclusion : on peut se rendre compte que le 4-4-2 (comme tout système d'ailleurs) est très flexible et qu'encore une fois, c'est l'animation du dispositif de base qui fait qu'une équipe peut pratiquer un jeu offensif ou défensif, chatoyant ou figé ! par Etienne Delangre