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Belle affiche en cette rentrée de la Ligue des Champions 2008-2009 avec le retour de la Vieille Dame en Coupe d'Europe et le tenant du titre de la Coupe UEFALes Italiens ont rarement ennuyé l'excellente organisation mise en place par Dick Advocaat et n'ont jamais réussi à poser leur jeu. La physionomie du match aurait dû permettre aux Russes de ramener un résultat positif de Turin mais encore une fois, surtout à ce niveau-là, c'est l'efficacité qui compte et de ce point de vue-là, Alessandro Del Piero et ses coéquipiers ont donné une véritable leçon.
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Belle affiche en cette rentrée de la Ligue des Champions 2008-2009 avec le retour de la Vieille Dame en Coupe d'Europe et le tenant du titre de la Coupe UEFALes Italiens ont rarement ennuyé l'excellente organisation mise en place par Dick Advocaat et n'ont jamais réussi à poser leur jeu. La physionomie du match aurait dû permettre aux Russes de ramener un résultat positif de Turin mais encore une fois, surtout à ce niveau-là, c'est l'efficacité qui compte et de ce point de vue-là, Alessandro Del Piero et ses coéquipiers ont donné une véritable leçon. Claudio Ranieri a présenté un dispositif peu offensif et son animation l'a été tout autant. Devant Gianluigi Buffon, une défense à quatre avec de droite à gauche Zdenek Grygera, Nicola Legrottaglie, Giorgio Chiellini, Cristian Molinaro. L'arrière droit a essayé d'apporter des solutions offensives mais la sortie de Mauro Camoranesi à la 32e minute sur blessure et l'introduction de Hasan Salihamidzic, plus défensif, comme demi droit n'ont pas permis au flanc droit de donner sa pleine mesure. Les trois autres défenseurs ont très peu participé aux offensives turinoises. Dans l'entrejeu, la présence dans l'axe de Mohamed Sissoko et de Christian Poulsen donne de la sécurité défensive mais peu de créativité avec le second nommé qui décroche très bas au niveau de la défense. Cela lui permet d'avoir le jeu devant lui et de distribuer de longs ballons qui n'ont pas souvent trouvé preneur. Sur le flanc gauche, Pavel Nedved, à 36 ans, n'a peut-être plus son niveau d'antan. Quant à Del Piero, il était le plus souvent trop loin de David Trezeguet qui a évolué sur une île déserte où ses adversaires se sont régalés. La Juventus a abusé du jeu long et n'a jamais utilisé les qualités techniques de ses artistes. En-dehors du but du capitaine Del Piero et des 3 points, c'est une prestation à oublier. Les récents vainqueurs de la Coupe UEFA ont montré un visage très ambitieux avec un système offensif et une animation qui l'était encore plus. Le dispositif s'apparentait à un 4-3-3, école hollandaise du coach oblige. Avec Vyacheslav Malafeev, surpris sur un coup-franc magistral à la trajectoire très surprenante de Del Piero, le but russe était également défendu par une défense à 4 avec de droite à gauche, Aleksandr Anyukov, Ivica Krizanac, Sébastien Puygrenier, Radek Sirl. Les deux backs ont participé énormément aux offensives avec une grande faculté de recherche de la profondeur et du dédoublement et ceci même de manière simultanée. Le trio médian articulé autour du capitaine Anatoliy Tymoshchuk, avec Igor Denisov à droite et Konstantin Zyrianov à gauche aurait pu être mis en difficulté face aux cinq médians turinois mais cela n'a jamais été le cas. Le trio offensif était complètement mobile avec des changements de position continuels entre Danny, Andrei Arshavin et Pavel Pogrebnyak. Continuellement en mouvement, alliant vitesse, force et qualités techniques, les Russes ont mis les joueurs de la Juve en difficulté et en début de deuxième mi-temps, ont carrément dominé une Vieille Dame qui mériterait un peu plus de respect pour son grand âge ! Bien souvent avec une animation en triple occupation des flancs, les coéquipiers de Nicolas Lombaerts ont, par moments, donné une véritable leçon de conservation du ballon. Malheureusement, elle fut improductive. Le Zenit a une fois encore démontré toute sa valeur et, avec un peu plus d'efficacité, nous réservera de très belles choses. Le résultat est certes négatif mais les hommes d'Advocaat sont loin d'être éli Mental 8,5/10 Il n'a peur de rien. En déplacement, dans l'antre de la grande Juve, en premier match de poule qui plus est, il a fait preuve d'une audace hors du commun. Il a joué complètement libéré. La présence de Camoranesi et de Salihamidzic en face de lui ne l'a pas bridé. Montées 8,5/10 Le Tchèque adore s'aventurer dans le camp adverse et est capable de proposer d'excellentes solutions de débordement à son compère du flanc. Cependant, il a parfois tendance à exagérer ses sorties ce qui met en péril l'équilibre de l'équipe notamment lorsque son alter ego, Aleksandr Anyukov est monté. Frappe 7,5/10 Gaucher, il possède une bonne technique de frappe et tout ce qui est transmissions courtes se réalise avec beaucoup de vitesse. Il manque parfois de précision dans le jeu long et dans les constructions où il doit utiliser son pied droit... qu'il essaye souvent de contourner en utilisant l'extérieur du gauche. Position 7,5/10 Back gauche, il évolue à un poste très spécifique où le manque de polyvalence peut être un défaut. Toutefois, il est capable d'arpenter tout le flanc et d'évoluer un cran plus haut. Défensivement, sa couverture vers l'intérieur ne se fait pas toujours à bon escient et il doit encore progresser sur le plan tactique. Technique 8/10 Pur gaucher, ses qualités techniques sont au-dessus de la moyenne pour un défenseur. Très à l'aise dans la construction, il est peu mis en difficulté dans les petits espaces. Il doit toutefois faire attention de ne pas tomber dans la facilité en prenant des risques inconsidérés face au pressing. Centre 7/10 Domaine où il devrait être plus performant pour quelqu'un qui participe beaucoup offensivement. Il doit progresser en analysant la position de ses partenaires dans les 16 mètres car il a encore tendance à centrer à l'aveugle et à ne pas suffisamment varier ses transmissions. David Trezeguet Le centre-avant français n'a pas montré grand-chose lors du premier match de poule à domicile contre le Zenit Saint-Petersbourg. Emprunté dans ses déplacements, il n'a jamais réussi à prendre le dessus sur son opposant direct. A sa décharge, c'est un type de joueur qui dépend terriblement du rendement de ses coéquipiers et de la production générale. Isolé en pointe, il a reçu très peu de ballons négociables. Or, ce joueur des 16 mètres a besoin d'une équipe incisive sur les flancs et dotée de joueurs-centreurs très productifs. Pendant ce match, ce ne fut jamais le cas et l'ex-international français a dû se contenter d'un rôle dans l'ombre à cause des longues distances avec ses équipiers. Il est apparu en manque de rythme mais quelques buts importants devraient lui permettre de retrouver confiance et efficacité. Pour cela, il faudra que la Juve évolue dans un schéma plus offensif que mercredi dernier.