Dans un an, en mai 2010, s'appuyant sur un engagement officiel de leur gouvernement respectif (garanties pour l'organisation, la sécurité, l'éventuel déficit financier, etc.), les Pays-Bas et la Belgique déposeront leur dossier de candidature à la FIFA. Si l'organisation de la Coupe du Monde 2018 est accordée à l'Europe en décembre 2010 ( Michel Platini, président de l'UEFA, en fait une priorité), nos principaux adversaires seront la Russie, l'axe Espagne-Portugal et l'Angleterre. Le lobbying bat déjà son plein : les Belges entretiennent leurs relatons auprès des pays a...

Dans un an, en mai 2010, s'appuyant sur un engagement officiel de leur gouvernement respectif (garanties pour l'organisation, la sécurité, l'éventuel déficit financier, etc.), les Pays-Bas et la Belgique déposeront leur dossier de candidature à la FIFA. Si l'organisation de la Coupe du Monde 2018 est accordée à l'Europe en décembre 2010 ( Michel Platini, président de l'UEFA, en fait une priorité), nos principaux adversaires seront la Russie, l'axe Espagne-Portugal et l'Angleterre. Le lobbying bat déjà son plein : les Belges entretiennent leurs relatons auprès des pays africains tandis que les Pays-Bas s'occupent des Anglo-Saxons. Nos plats pays ont trois avantages : 1. La Russie ne sacrifie pas au lobbying, alors que les Russes seront sans doute pénalisés par les soucis de mobilité qui handicapent actuellement la préparation de l'Euro 2012 en Ukraine et en Pologne. 2. L'Espagne et le Portugal n'ont pas l'habitude de gérer les problèmes administratifs d'une candidature en tandem. 3. Les petits pays se méfient de la puissance du foot anglais et l'écart risque d'être définitif si la Perfide Albion s'empare de la Coupe du Monde. Nos candidats organisateurs clament que l'organisation d'une Coupe du Monde serait une bénédiction car cela signifierait investissements privés et publics, grands travaux, milliers d'emploi, etc. Pour les stades belges, six endroits ont été cités : Bruges, Anvers, Genk, Bruxelles, Charleroi et Liège. Le Club Bruges érigera son stade à Loppem, Anvers à Petroleum Zuid (stade pour l'Antwerp et le G. Beerschot), le Standard probablement à Coronmeuse, Genk agrandira son enceinte. Il reste deux problèmes : Charleroi et Bruxelles. Les Carolos penseraient surtout à un site aux abords de l'aéroport de Charleroi, à Gosselies, mais la Ville est aux abonnés absents selon Alain Courtois, qui mène la candidature belgo-hollandaise pour 2018. De plus, selon lui, la guerre permanente entre le club et la Ville handicape Charleroi. Mais Eric Massin, échevin des Bâtiments de Charleroi, conteste et affirme attendre, de sa part, en vain les résultats d'une étude de faisabilité et des renseignements sur les investisseurs privés effectués par l'équipe de Courtois. Pour Bruxelles, le rêve est de regrouper dans un même stade l'équipe nationale, Anderlecht, le Mémorial Van Damme, de grands événements, etc. Mais, craignant les lenteurs administratives, Anderlecht va plutôt agrandir son stade. Le Stade Roi Baudouin accueillera toujours le Van Damme et pour le grand stade de foot, la préférence actuelle va au Parking C du plateau du Heysel (Schaerbeek Formation est handicapé par un problème de décontamination du sol) dont le terrain (qui appartient à la Ville jusqu'en 2052) est situé en... Flandre. Ce Parking C intéresse les investisseurs privés du stade qui, en contrepartie, pourraient construire en plus un immense centre commercial. Pour eux, cet endroit est idéalement situé entre Bruxelles, Gand et Anvers. PIERRE BILIC