Désormais les Diables occupent enfin le centre national de Tubize. Tu es satisfait de ce nouveau camp de base ?

NACER CHADLI : L'environnement est très bien. L'hôtel n'est peut-être pas encore du niveau de ceux dans lesquels on pouvait loger avec Tottenham, mais je préfère ça à la situation d'avant où on nous obligeait à nous rendre à Anderlecht pour s'entraîner. Les déplacements, les embouteillages sur le ring, ça cassait notre dynamique. Désormais, on sort de l'hôtel et on est directement sur les terrains. J'en ai parlé avec plusie...

NACER CHADLI : L'environnement est très bien. L'hôtel n'est peut-être pas encore du niveau de ceux dans lesquels on pouvait loger avec Tottenham, mais je préfère ça à la situation d'avant où on nous obligeait à nous rendre à Anderlecht pour s'entraîner. Les déplacements, les embouteillages sur le ring, ça cassait notre dynamique. Désormais, on sort de l'hôtel et on est directement sur les terrains. J'en ai parlé avec plusieurs joueurs et ils étaient tous positifs par rapport à la situation actuelle. Je me rappelle que quand je suis arrivé chez les Diables sous Leekens, on s'entraînait au White Star Woluwé et là les terrains étaient catastrophiques. C'est le pire que j'aie connu en équipe nationale. CHADLI : Oui, j'ai vu beaucoup de changements. Sous Vandereycken, d'après ce qu'on m'a raconté, c'était apparemment la catastrophe. Quand ils allaient en Azerbaïdjan ou au Kazakhstan, c'était tout un cirque au niveau de l'organisation, des vols, etc. Je me rappelle aussi être allé voir Axel (Witsel) disputer un amical contre la Bulgarie. Il y avait, paraît-il, 6.500 personnes au stade Roi Baudouin. C'était vide. C'était incroyable. CHADLI : Je crois qu'il y a pas mal de supporters de la victoire. C'est dommage. Et à la moindre occasion, ceux-là n'hésiteront pas à nous tuer. J'ai l'impression que là-dedans, certains ne sont pas des passionnés de foot mais qu'aller voir les Diables, c'est cool désormais... CHADLI : Evidemment que non. Soi-disant, il ne saurait pas contrôler un ballon, il ne saurait pas marquer, etc. Alors que le gars, il a marqué 150 buts à 22 ans et on ose encore le critiquer. Après, certains à la télé sont payés pour critiquer. Mais quand tu n'es pas payé pour ça, à quoi ça sert de critiquer, de siffler ? Certaines personnes arrivent à critiquer Messi. Qu'est-ce que tu peux faire après ça.... CHADLI : Quand on remet la faute sur les autres, on n'avance pas. Je sais que la vie n'est pas facile pour tout le monde. Certains ont cravaché plus que d'autres, certains sont nés " milliardaires ". Mais si tu veux réussir, y arriver, tu dois avoir une mentalité positive et ne pas envier les autres.