L'été dernier, Ronnie O'Sullivan a conquis son sixième titre mondial à Sheffield. Il ne lui en manque plus qu'un pour égaler le record de Stephen Hendry. Pourtant, O'Sullivan l'a souligné, ce record n'est pas une obsession. "Cette perspective ne me motive absolument pas. Mon seul objectif est de fai...

L'été dernier, Ronnie O'Sullivan a conquis son sixième titre mondial à Sheffield. Il ne lui en manque plus qu'un pour égaler le record de Stephen Hendry. Pourtant, O'Sullivan l'a souligné, ce record n'est pas une obsession. "Cette perspective ne me motive absolument pas. Mon seul objectif est de faire de mon mieux. C'est ça, ma motivation. Je veux briller, être fantastique. Sinon, no big deal." O'Sullivan ne laisse toutefois rien au hasard. À 45 ans, il est toujours en pleine forme. Il court jusqu'à soixante kilomètres par semaine et a l'intention de se dérouiller les jambes pendant le Mondial, à raison de six à sept kilomètres par jour. "C'est un excellent moyen de débuter la journée. Je peux me servir un petit-déjeuner copieux sans culpabiliser. Je compte m'adonner à la course jusqu'à un âge avancé, peut-être jusqu'à mes septante ans. J'y puise de la fierté. Je veux toujours exceller dans ce que j'entreprends." Cette saison, O'Sullivan a perdu cinq finales et a eu des problèmes techniques, résolus depuis. Avant les championnats du monde, The Rocket a également passé quelques heures avec un ami Damien Hirst, un célèbre artiste britannique. "Nous avons peint ensemble. C'est une véritable thérapie. Ça me calme." Cette semaine, ou peut-être le lundi 3 mai, jour de la finale, vous saurez si ces séances ont porté leurs fruits. Et si O'Sullivan va être sacré meilleur joueur de snooker de tous les temps, avec sept titres mondiaux. Même s'il l'est déjà, aux yeux de nombreux spécialistes.