Les Rouches, surtout efficaces sur les phases arrêtées, ont engrangé trois points supplémentaires dans la lutte pour le titre. Dans la première demi-heure, les Standardmen ne s'étaient pas créé la moindre occasion sur phase de jeu construite. Le but d' Oguchi Onyewu résultait d'une erreur de marquage énorme de la défense mouscronnoise, quatre joueurs de Laszlo Bölöni se retrouvant seuls pour reprendre le centre de Steven Defour. A partir du 0-2, en début de deuxième mi-temps, les espaces se sont bien évidemment élargis et le score aurait pu prendre une plus grande ampleur si le Standard n'avait pas levé le...

Les Rouches, surtout efficaces sur les phases arrêtées, ont engrangé trois points supplémentaires dans la lutte pour le titre. Dans la première demi-heure, les Standardmen ne s'étaient pas créé la moindre occasion sur phase de jeu construite. Le but d' Oguchi Onyewu résultait d'une erreur de marquage énorme de la défense mouscronnoise, quatre joueurs de Laszlo Bölöni se retrouvant seuls pour reprendre le centre de Steven Defour. A partir du 0-2, en début de deuxième mi-temps, les espaces se sont bien évidemment élargis et le score aurait pu prendre une plus grande ampleur si le Standard n'avait pas levé le pied après l'heure. Les absences conjuguées de Dieumerci Mbokani et Igor de Camargo avaient replacé Milan Jovanovic comme véritable attaquant de pointe aux côtés de Christian Benteke, Bölöni ayant donc opté pour un 4-4-2. Les flancs étaient occupés au début du match par le droitier Wilfried Dalmat à gauche et le gaucher Mehdi Carcela à droite. Après 10 minutes, ils ont changé de flanc continuellement pendant le reste du match. Auteur de l'assist sur le troisième but, Carcela a été remplacé en toute fin de match par Réginald Goreux. Defour et Axel Witsel évoluaient comme pare-chocs devant la défense, le Standard se produisant sans véritable meneur de jeu. Le duo Witsel-Defour aurait pu être mis en difficulté par le trio axial adverse Mathieu Assou-Ekotto- Walter Baseggio- Christophe Lepoint. En première mi-temps, le futur Gantois, par sa position très avancée, a obligé le Soulier d'Or à reculer très fort. La présence de Baseggio, dont il faut toujours se méfier des coups de patte, aurait normalement pu permettre à Assou-Ekotto de faire mal de la deuxième ligne, mais, malheureusement pour Enzo Scifo, il n'a jamais mis le nez à la fenêtre. Cette supériorité numérique à cet endroit du terrain n'a absolument rien apporté aux Hennuyers. Scifo avait disposé son équipe dans un 4-3-3 très bien en place en perte de balle. Il ne laissait que très peu d'espaces aux Standardmen pour imposer leur loi, en déstabilisant l'adversaire par un jeu profond et rapide. Au lieu de cela, il aura fallu une double organisation catastrophique sur phases arrêtées pour permettre à Onyewu de tromper à deux reprises Mark Volders. Que dire alors du deuxième but qui résulte d'une grossière erreur de positionnement de Bastien Chantry : ce dernier annulait le hors-jeu en se plaçant cinq mètres derrière ses trois coéquipiers de la défense. Les arrières latéraux n'ont rien apporté offensivement mais il faut préciser que Chemcedine El Araichi a dû évoluer à gauche suite au forfait tardif de Gonzague Vandooren. Les flancs offensifs ont été privés de ballons, Asanda Sishuba (voir Flop) et Idir Ouali étant bien mis en boîte par Marcos Camozzato et l'excellent Landry Mulemo. Les seules fois où le Français a été dangereux, c'est quand il est rentré vers l'axe pour tenter de déstabiliser la paire axiale Onyewu- Tomislav Mikulic. Baseggio, lui, n'a pas souvent pu faire parler ses coups de patte et ses changements d'ailes qui peuvent prendre à revers les défenses les mieux organisées. Lepoint, quant à lui, est allé se poster dans les 16 m à plusieurs reprises, attendant des centres qui ne sont jamais venus. Né en 1963, Etienne Delangre joua comme défenseur au Standard de 1981 à 1992 (267m en D1 et 6b, champion en 82 et 83). Ex-chargé de cours à l'Ecole du Heysel, il coacha de la P1 à la D1 (Charleroi).