Sans pour autant réaliser une prestation cinq étoiles, le Club Bruges a écarté Malines sur le score sans appel de 3-0. Il faut bien avouer que Monsieur Breda n'a certainement pas été un frein dans la quête de réhabilitation de Brugeois, qui avaient peut-être aussi envie de sauver la tête de Jacky Mathijssen. Trois exclusions (dont la première imméritée de Joachim Mununga après 27 minutes de jeu alors que le score était toujours vierge) et deux penalties (chaque fois raté) ont sanctionné des Malinois, qui avaient peut-être encore la tête dans les nuages quatre jours apr...

Sans pour autant réaliser une prestation cinq étoiles, le Club Bruges a écarté Malines sur le score sans appel de 3-0. Il faut bien avouer que Monsieur Breda n'a certainement pas été un frein dans la quête de réhabilitation de Brugeois, qui avaient peut-être aussi envie de sauver la tête de Jacky Mathijssen. Trois exclusions (dont la première imméritée de Joachim Mununga après 27 minutes de jeu alors que le score était toujours vierge) et deux penalties (chaque fois raté) ont sanctionné des Malinois, qui avaient peut-être encore la tête dans les nuages quatre jours après leur qualification en Coupe contre Anderlecht. Dans un 4-5-1 classique, avec des joueurs de flanc, Brecht Capon à droite et surtout Nabil Dirar à gauche, qui peuvent transformer ce système en un 4-3-3, le coach a décidé de titulariser de concert, en demis récupérateurs, les jeunes arrivés du mercato, Vadis Odjidja et Marc-AndréKruska. Très disciplinés et bourrés d'enthousiasme, les deux transferts ont fait preuve d'abnégation et de complémentarité pendant la période commune sur le terrain (Odjidja a été remplacé à un quart d'heure de la fin par Koen Daerden). L'ancien joueur de Hambourg a mis le nez à la fenêtre plus souvent que son compère de l'entrejeu mais les deux ont joué comme des chevronnés, se couvrant mutuellement et fermant les brèches avec beaucoup de maturité. En possession de balle, il y a eu quelques déchets dans leur chef, peut-être dû à une certaine nervosité ou une trop grande envie de bien faire. La paire Michael Klukowski-Dirar a fait preuve non seulement d'un plus grand esprit d'entreprise mais de plus, son rendement fut nettement meilleur que l'autre flanc. La sortie de Mununga qui évoluait sur ce côté et le fait que Malines évoluait à 10 n'est certainement pas étrangère à cet état de fait. Mais sur l'autre flanc, le duo GertjanDe Mets-Capon s'est montré fort discret et a souvent donné l'impression de jouer avec le frein à main. Peu entreprenants avec pas mal de déchets, les deux jeunes Brugeois n'ont certes pas été vraiment mis en difficulté défensivement et ont très peu apporté offensivement. Klukowski, qui donne l'assist sur le but d'ouverture de Ronald Vargas (qui a frappé le deuxième penalty sur la barre), Antolin Alcaraz et Jeroen Simaeys qui marquent les deuxième et troisième buts, voilà autant de défenseurs décisifs dans les moments-clés. La paire centrale s'est également montrée efficace derrière et son apport offensif sur phases arrêtées s'est révélé déterminant à deux reprises. Mais il faut quand même signaler que sur le dernier but, l'adversaire évoluait à 8 contre 11. Il faut relativiser cette victoire très nette dans les chiffres mais obtenue dans des circonstances très favorables. Bruges a évolué de manière sérieuse et disciplinée, mais ne s'était guère créé de possibilités de but avant l'exclusion de Manunga et Malines était bien en place durant cette période. En infériorité numérique, les joueurs de Peter Maes encaissèrent un but trop rapidement et sans la maladresse de Joseph Akpala et les penalties ratés, le score aurait pu prendre des allures de forfait voire plus. Etienne Delangre