Première défaite à domicile pour les Rouches depuis mars 2007. Le Standard a, certes, dominé les débats contre Charleroi, mais de manière stérile et improductive. Il aura fallu une frappe lointaine de Benjamin Nicaise, déviée qui plus est, pour tromper la vigilance de Bertrand Laquait. Pour le reste, les hommes de Laszlo Bölöni ont eu une possession de balle impressionnante mais ont surtout créé du danger sur des phases arrêtées venant des flancs.
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Première défaite à domicile pour les Rouches depuis mars 2007. Le Standard a, certes, dominé les débats contre Charleroi, mais de manière stérile et improductive. Il aura fallu une frappe lointaine de Benjamin Nicaise, déviée qui plus est, pour tromper la vigilance de Bertrand Laquait. Pour le reste, les hommes de Laszlo Bölöni ont eu une possession de balle impressionnante mais ont surtout créé du danger sur des phases arrêtées venant des flancs. A ce propos, constatons que Thierry Siquet a changé d'organisation ces dernières semaines sur ce type de phases. Délaissant le marquage individuel, le coach carolo a opté pour une organisation en zone, pour l'instant plus rémunératrice. Cependant, les Standardmen ont souvent pris le dessus sur l'alignement quelque peu statique des six joueurs concernés par ce système de zone. Sans un Laquait impérial, sans la malchance de Dieumerci Mbokani sur un coup-franc rentrant de Salim Toama, sans Axel Witsel sauvant sur la ligne une frappe dans la lucarne de... Dante Bonfim, on aurait qualifié l'organisation défensive en zone de Charleroi d'inefficace et la victoire du Standard de logique ! Les Rouches ont retrouvé leur défense type mais c'est dans l'entrejeu, que le dispositif en losange présentait un quatuor jamais aligné ensemble cette saison. Nicaise se chargeant seul de la récupération, Bölöni a titularisé à droite le revenant Réginald Goreux, Witsel à gauche et Steven Defour en soutien du tandem Mbokani- Milan Jovanovic. Le manque d'inspiration du trio offensif fut flagrant et on comprend difficilement la réaction tardive du coach. La situation aurait mérité adaptation avant les trois dernières minutes de jeu et la montée d' Igor de Camargo et celle de Leon Benko à la 90e. Du côté carolo, Siquet avait opté pour un 4-3-3, certainement comme Anderlecht l'avait fait récemment, pour bloquer les flancs du Standard. Mais le contexte est différent, le Standard n'est plus dans la même forme du mois de septembre. Stanislav Vlcek et Jonathan Legear avaient couru derrière les arrières latéraux de Sclessin, tandis que Mujangi Bia et MouhssineYajour ont parfois oublié de suivre Dante et MarcosCamozzato. Le reste de l'équipe se composait de Laquait, protégé de droite à gauche, par Frank Defays, Badou Kere, David Vandenbroeck et Salaheddine Sbaï, avec dans l'entrejeu, deux demis récupérateurs, Sébastien Chabaud et Mohamed Chakouri, Tim Smolders se postant en soutien de l'attaquant axial Abdessalam Benjelloun. Les joueurs du Standard se sont fait surprendre dans des situations de contre-attaque où l'équilibre de l'équipe s'est effondré comme un vulgaire château de cartes. Les deux buts résultent de ce type de phases mais, à plusieurs reprises durant ce match, on a pu remarquer des joueurs dans des situations d'infériorité numérique défensive et qui plus est, complètement désorganisés, où les règles fondamentales de l'alignement et de la couverture mutuelle avaient carrément disparu. Le premier but encaissé par le Standard est particulièrement révélateur quant au manque d'équilibre constaté dans l'équipe. Le duo Marcos-Goreux s'engage sur le flanc droit et la reprise de la tête de Witsel est sauvée sur la ligne par Kere. Le flanc droit est libéré, Yajour n'a pas défendu, Smolders trouve l'ouverture parfaite, Mohammed Sarr se laisse entraîner par le décrochage de Benjelloun, Oguchi Onyewu se situe pour une fois côté gauche et Dante ne sert à rien tant le contre est rondement mené. Quant au demi défensif Nicaise, il reste en position centrale, se contentant de constater les dégâts. Bref, aucun glissement latéral pour couvrir la sortie offensive des joueurs du flanc droit et en 11 secondes, l'adversaire effectue les 100 mètres de Sclessin pour tromper Aragon Espinoza, couché à son premier poteau avant la frappe croisée du buteur carolo. N'oublions pas un prix de l'audace à Siquet qui a remplacé le défenseur blessé Sbaï par l'attaquant Cyril Théréau à la 41e minute !