Avant le coup d'envoi d'Ostende-Eupen, le speaker du stade, Wim De Meyer, a demandé à Brecht Capon comment l'équipe locale devait s'y prendre. L'arrière droit, suspendu, a fourni la réponse qu'on était en droit d'attendre pour une équipe affrontant à domicile la lanterne rouge, dotée d'une défense si poreuse qu'elle a encaissé 40 buts au premier tour. " Il faut y aller à fond d'emblée et chercher le but avec le soutien du public. " Pourtant, cette réponse était étrange dans la bouche d'un Ostendais car elle ne correspond pas à la vision d'AdnanCustovic mais plutôt à celle de son prédécesseur.
...

Avant le coup d'envoi d'Ostende-Eupen, le speaker du stade, Wim De Meyer, a demandé à Brecht Capon comment l'équipe locale devait s'y prendre. L'arrière droit, suspendu, a fourni la réponse qu'on était en droit d'attendre pour une équipe affrontant à domicile la lanterne rouge, dotée d'une défense si poreuse qu'elle a encaissé 40 buts au premier tour. " Il faut y aller à fond d'emblée et chercher le but avec le soutien du public. " Pourtant, cette réponse était étrange dans la bouche d'un Ostendais car elle ne correspond pas à la vision d'AdnanCustovic mais plutôt à celle de son prédécesseur. Même sur son terrain et contre le dernier, Ostende a aligné cinq défenseurs, précédés de trois médians axiaux qui se repliaient sur une ligne, avec un avant en décrochage, Knowledge Musona, qui venait donner un coup de main dans son camp et un avant-centre travailleur, Joseph Akpala. Deux des trois médians centraux, Andile Jali et Kevin Vandendriessche, étaient suspendus pour carte rouge mais leurs remplaçants, Fernando Canesin et Hasan Özkan, ont affiché la même discipline et le même dynamisme. Leur rôle est crucial dans le nouveau système de jeu. Comme Ostende procède avec un seul homme sur les côtés, il doivent intercepter le flanc libre de l'adversaire quand celui-ci joue avec deux hommes de couloir, comme c'est le cas d'Eupen. En plus, ils doivent soutenir les avants lors de la transition offensive. Özkan a inscrit le seul but sur un assist de Canesin. Celui-ci a prouvé qu'il pouvait aussi être un box-to-box. Sur le flanc, il n'a aucune chance, puisque Custovic n'aligne qu'un homme de chaque côté et qu'il opte toujours pour un profil défensif. Ostende est difficile à franchir. Même les passes des flancs lui posent peu de problèmes, puisqu'il leur oppose un bloc bas et un défenseur central de plus. Le coeur de la dernière ligne est nettement plus à l'aise avec trois hommes au lieu de deux et avec des médians bien concentrés sur leur travail défensif. Ce n'est pas un hasard si le KVO a préservé ses filets à quatre reprises en cinq matches. Ça n'était jamais arrivé à Ostende ces dernières années. " La maison était fermée ", a ensuite déclaré Custovic. Il a reconnu avoir parlé à ses joueurs de Claudio Ranieri, l'entraîneur romain, qui a jadis expliqué que quand on bâtissait une maison, il fallait veiller à équiper la porte d'un verrou pour que les voleurs ne puissent y pénétrer, avant même d'entamer l'aménagement de l'intérieur. Le béton a pris, le verrou est en acier mais l'intérieur reste très sobre. 46 % seulement de possession de ballon contre le dernier, à domicile ? Custovic a répondu que l'équipe était perfectible en possession du ballon mais il rayonnait et s'est dit très satisfait du travail défensif de ses onze joueurs (et des trois points). D'un point de vue esthétique, c'est un match à oublier au plus vite mais Ostende s'en moque. A la Versluys Arena, on gagne autrement. Le système de jeu a été baptisé du nom de jeune entraîneur d'Ostende. Samedi, dans Het Laatste Nieuws, Michiel Jonckheere a parlé du " Système de Custovic ". Ne parlerait-on pas plutôt d'hyper réalisme ? Christian Vandenabeele