L'année dernière, il s'était joué d' Andreas Klier, cette fois, c'est Alessandro Ballan, son compagnon d'échappée, qui a été dans le rôle de la victime, au GP E3 d'Harelbeke. Lors de la répétition générale du Tour des Flandres, Tom Boonen a prouvé, comme les deux dernières saisons, qu'il était prêt. En quelques kilomètres, en compagnie de Ballan, il a mis une minute dans la vue de ses concurrents. Le sprint s'apparentait à une...

L'année dernière, il s'était joué d' Andreas Klier, cette fois, c'est Alessandro Ballan, son compagnon d'échappée, qui a été dans le rôle de la victime, au GP E3 d'Harelbeke. Lors de la répétition générale du Tour des Flandres, Tom Boonen a prouvé, comme les deux dernières saisons, qu'il était prêt. En quelques kilomètres, en compagnie de Ballan, il a mis une minute dans la vue de ses concurrents. Le sprint s'apparentait à une formalité, Ballan n'étant pas très rapide, mais cela n'a pas empêché Boonen de se concentrer sur son final. Là aussi, on a pu apprécier le professionnalisme et la rage de vaincre du champion du monde. La suprématie de Tom Boonen doit désespérer ses concurrents, à l'approche du Tour des Flandres. Alessandro Ballan, âgé de 26 ans, a placé les démarrages qu'il fallait à Milan-Sanremo comme à Harelbeke. C'est encore lui qui semble disposer des meilleures cartes. Ses compagnons d'entraînement, Andreas Klier et Peter Van Petegem, ont prétendu être enfermés dans un goulet, à un train nettement trop lent, imposé par Robbie McEwen alors que Ballan plaçait son démarrage au Patersberg, mais cela n'a pas empêché Boonen de le suivre. Les deux trentenaires devront afficher une autre forme au Ronde. Qui est en mesure de contenir Boonen dimanche ? Gert Steegmans, qui a fait mal au champion ces dernières semaines, semble ne plus détenir la même forme et il devra de toute façon se plier aux consignes de Davitamon, qui place l'équipe au service de Van Petegem. Leif Hoste semble retrouver progressivement sa forme d'il y a deux ans mais il n'est pas un finisseur. Stijn Devolder n'a pas ménagé sa peine pour atteindre sa meilleure forme à cette période mais il semble encore un rien trop court. Dans les rangs étrangers, Erik Zabel, quatrième de la dernière édition et parmi les premiers samedi dernier, fait toujours bonne impression dans les classiques, même s'il n'a sans doute plus de chances au sprint face à Boonen. Juan Antonio Flecha peut compter sur la solidité de l'équipe Rabobank mais il n'est pas vraiment un sprinteur. Donc, dimanche, la course risque de tourner à une lutte de tout le peloton contre le seul Boonen. En guise de paratonnerre, Quick Step a un second atout en la personne de Paolo Bettini, très affûté, même si personne ne s'imagine un seul instant que la direction sportive impose à Boonen un quelconque carcan tactique au moment de vérité. par loes geuens