Le coup d'assommoir a été donné cette saison par le retrait du sponsor Frinver (" suspension de sponsoring ", disait-on à l'époque pour rassurer). Le promoteur immobilier espagnol, qui s'était engagé pour quatre ans avec l'Excelsior, avait versé 1,4 million la saison dernière et était censé verser 1,2 million cette saison. Il avait aussi, au départ, prévu d'investir 300 millions dans la région mouscronnoise dans différents projets immobiliers. La crise en a décidé autrement... Aujourd'hui, les nouveaux patrons de ...

Le coup d'assommoir a été donné cette saison par le retrait du sponsor Frinver (" suspension de sponsoring ", disait-on à l'époque pour rassurer). Le promoteur immobilier espagnol, qui s'était engagé pour quatre ans avec l'Excelsior, avait versé 1,4 million la saison dernière et était censé verser 1,2 million cette saison. Il avait aussi, au départ, prévu d'investir 300 millions dans la région mouscronnoise dans différents projets immobiliers. La crise en a décidé autrement... Aujourd'hui, les nouveaux patrons de Frinver se demandent quel intérêt ils auraient encore à sponsoriser le club d'une ville où la firme n'a plus d'activités. Le retrait de Frinver étant intervenu en novembre, l'Excelsior devait donc trouver ailleurs le 1,2 million sur lequel il comptait. Vu l'échéance de la licence, le temps pressait. Les dirigeants ont gratté les fonds de tiroir et ont vendu (soldé, devrait-on écrire) AdnanCustovic, Mustapha Oussalah et ChristopheLepoint pour payer les salaires. Mais la TVA, l'ONSS et le précompte n'ont plus été payés depuis le 31 octobre. Voilà des années que Mouscron vit au-dessus de ses moyens. En décembre 2004, déjà, la catastrophe avait été évitée de justesse grâce à un jeu d'écriture et, déjà, à une intervention financière de PhilippeDufermont. Les difficultés de l'époque trouvaient leur origine dans des circonstances similaires : le retrait prématuré d'un solide sponsor, La Poste en l'occurrence qui garantissait 1 million par an, alors que des gros contrats devaient être honorés. Deux ans plus tard, rebelote. En décembre 2006, le président intérimaire FrancisD'Haese était prêt à vendre l'âme de l'Excelsior aux Kazakhs, faute d'autre solution. Jusqu'à ce que Philippe Dufermont ne débarque tel un Messie. Lorsque l'Espagnol est devenu président, en mars 2007, on pensait que tous les problèmes étaient résolus pour de longues années. C'était compter sans la crise économique... Dufermont ne pouvait pas la prévoir, mais sachant que la masse salariale plombe l'Excel depuis longtemps, pourquoi a-t-il transféré huit joueurs (dont certains à gros contrat) en janvier 2008, tout en devant continuer à payer les salaires des cinq joueurs relégués dans le noyau B. Sans parler du limogeage de MarcBrys, qu'il a fallu indemniser également tout en payant le salaire d' EnzoScifo. Juste avant cela, MarkVolders avait signé un nouveau contrat (qu'on devine revu à la hausse) de quatre ans. Tout cela a fait monter le budget de la saison dernière à 11 millions alors qu'on estime que, pour que le club soit viable, il ne devrait pas dépasser 5 millions (on en est actuellement au stade intermédiaire de 8 millions). C'était l'époque où l'Excel avait encore de grosses ambitions sportives.