En allant marquer trois buts au Jan Breydel, dans le dernier tiers de la phase classique, Felice Mazzù avait ramené un point et des certitudes de la Venise du Nord. C'est donc avec un plan identique, dans un 3-5-2 où Amara Baby et Kaveh Rezaei devaient partir un maximum vers les flancs lors des reconversions pour écarter la défense brugeoise et ouvrir la porte aux infiltrations de Marco Ilaimaharitra et Cristian Benavente, que Charleroi est retourné à Bruges. Comme si l'histoire du match allait se répéter. Pourtant, de son côté, Ivan Leko avait écrit une autre version des faits.

En revenant à son 3-5-2, après avoir fait une place à Lior Refaelov pendant ses deux premiers matches de play-offs en déplacement, le coach croate a donné une mission particulière à Wesley et à Abdoulay Diaby. Les deux attaquants devaient décrocher pour se mêler aux combinaisons, attirant ainsi dans leur sillage Dorian Dessoleil et Gjoko Zajkov. Robustes et imposants dans les duels, les défenseurs zébrés sont bien moins à l'aise quand il s'agit de couvrir de grands espaces laissés dans leur dos. Une faille parfaitement exploitée par les Brugeois, qui les attiraient à quarante mètres de leur but avant de planter des coups de poignard sur les flancs, avec la contribution des impressionnants Anthony Limbombe et Krepin Diatta, systématiquement insaisissables en un-contre-un grâce à leur vitesse et leurs qualités techniques au-dessus de la moyenne.

Conscient de cette exposition démesurée réclamée à sa défense, qui s'est payée cash sur la pelouse brugeoise, Felice Mazzù a endossé, après la rencontre, la responsabilité de la défaite. Par rapport à sa première visite au Jan Breydel, le coach du Sporting carolo avait également préféré Cristophe Diandy à Gaëtan Hendrickx, en raison d'une forme du moment plus avantageuse du côté du Sénégalais. Confronté aux infiltrations de Ruud Vormer, qu'il était chargé de traquer, Diandy a souffert bien plus qu'Hendrickx, capable d'avaler les kilomètres sans perdre en intensité, et de pousser le Soulier d'or dans des situations de duels qu'il remporte rarement, à cause de son manque de qualités techniques hors-normes. Pendant 90 minutes, Diandy a couru derrière Vormer. Un temps en retard, à l'image de toute son équipe.

Au retour des vestiaires, Mazzù a tenté de limiter les dégâts en installant un 4-2-3-1 disposé dans sa moitié de terrain. Mais là, c'est un autre atout de Bruges qui est apparu : jamais mis sous pression, Stefano Denswil et Benoît Poulain ont pu conduire le ballon de l'autre côté de la ligne médiane, et créer des surnombres qui ont systématiquement libéré Hans Vanaken à l'intérieur du jeu. Irrésistible quand les événements tournent dans le bon sens, le maître à jouer des Brugeois a toujours réussi à se démarquer, et a multiplié les bons ballons en direction de son secteur offensif.

En play-offs, là où le coeur du jeu est généralement fermé à double tour, les joueurs qui savent faire la différence dans l'axe, dans les trente derniers mètres du terrain, sont les plus précieux. Au Jan Breydel, Vanaken est l'un de ceux-là. Il est donc l'un des hommes en vue du money-time, en compagnie des Mehdi Carcela, Junior Edmilson, Alejandro Pozuelo ou Lazar Markovic. Des joueurs capables de faire passer la concurrence au ralenti, pour transformer en quelques secondes un ballon aux abords du rectangle en filets qui tremblent.

En allant marquer trois buts au Jan Breydel, dans le dernier tiers de la phase classique, Felice Mazzù avait ramené un point et des certitudes de la Venise du Nord. C'est donc avec un plan identique, dans un 3-5-2 où Amara Baby et Kaveh Rezaei devaient partir un maximum vers les flancs lors des reconversions pour écarter la défense brugeoise et ouvrir la porte aux infiltrations de Marco Ilaimaharitra et Cristian Benavente, que Charleroi est retourné à Bruges. Comme si l'histoire du match allait se répéter. Pourtant, de son côté, Ivan Leko avait écrit une autre version des faits. En revenant à son 3-5-2, après avoir fait une place à Lior Refaelov pendant ses deux premiers matches de play-offs en déplacement, le coach croate a donné une mission particulière à Wesley et à Abdoulay Diaby. Les deux attaquants devaient décrocher pour se mêler aux combinaisons, attirant ainsi dans leur sillage Dorian Dessoleil et Gjoko Zajkov. Robustes et imposants dans les duels, les défenseurs zébrés sont bien moins à l'aise quand il s'agit de couvrir de grands espaces laissés dans leur dos. Une faille parfaitement exploitée par les Brugeois, qui les attiraient à quarante mètres de leur but avant de planter des coups de poignard sur les flancs, avec la contribution des impressionnants Anthony Limbombe et Krepin Diatta, systématiquement insaisissables en un-contre-un grâce à leur vitesse et leurs qualités techniques au-dessus de la moyenne. Conscient de cette exposition démesurée réclamée à sa défense, qui s'est payée cash sur la pelouse brugeoise, Felice Mazzù a endossé, après la rencontre, la responsabilité de la défaite. Par rapport à sa première visite au Jan Breydel, le coach du Sporting carolo avait également préféré Cristophe Diandy à Gaëtan Hendrickx, en raison d'une forme du moment plus avantageuse du côté du Sénégalais. Confronté aux infiltrations de Ruud Vormer, qu'il était chargé de traquer, Diandy a souffert bien plus qu'Hendrickx, capable d'avaler les kilomètres sans perdre en intensité, et de pousser le Soulier d'or dans des situations de duels qu'il remporte rarement, à cause de son manque de qualités techniques hors-normes. Pendant 90 minutes, Diandy a couru derrière Vormer. Un temps en retard, à l'image de toute son équipe. Au retour des vestiaires, Mazzù a tenté de limiter les dégâts en installant un 4-2-3-1 disposé dans sa moitié de terrain. Mais là, c'est un autre atout de Bruges qui est apparu : jamais mis sous pression, Stefano Denswil et Benoît Poulain ont pu conduire le ballon de l'autre côté de la ligne médiane, et créer des surnombres qui ont systématiquement libéré Hans Vanaken à l'intérieur du jeu. Irrésistible quand les événements tournent dans le bon sens, le maître à jouer des Brugeois a toujours réussi à se démarquer, et a multiplié les bons ballons en direction de son secteur offensif. En play-offs, là où le coeur du jeu est généralement fermé à double tour, les joueurs qui savent faire la différence dans l'axe, dans les trente derniers mètres du terrain, sont les plus précieux. Au Jan Breydel, Vanaken est l'un de ceux-là. Il est donc l'un des hommes en vue du money-time, en compagnie des Mehdi Carcela, Junior Edmilson, Alejandro Pozuelo ou Lazar Markovic. Des joueurs capables de faire passer la concurrence au ralenti, pour transformer en quelques secondes un ballon aux abords du rectangle en filets qui tremblent.