Flash-back. Fin février, Anthony Davis marque 59 points et prend 20 rebonds contre Detroit. Il n'est que le deuxième de ces 40 dernières années à montrer de telles statistiques, comme Shaquille O'Neal. The Brow, comme on le surnomme à cause de ses sourcils, qui se rejoignent, avait encore montré ce que beaucoup prédisaient depuis longtemps : qu'à l'avenir, il allait devenir le joueur polyvalent le plus dominateur de NBA.
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Flash-back. Fin février, Anthony Davis marque 59 points et prend 20 rebonds contre Detroit. Il n'est que le deuxième de ces 40 dernières années à montrer de telles statistiques, comme Shaquille O'Neal. The Brow, comme on le surnomme à cause de ses sourcils, qui se rejoignent, avait encore montré ce que beaucoup prédisaient depuis longtemps : qu'à l'avenir, il allait devenir le joueur polyvalent le plus dominateur de NBA. Le forward de 2m08 l'était déjà la saison passée, quand, dans sa troisième année parmi l'élite, il avait signé la onzième meilleure saison individuelle de tous les temps en NBA. Il avait été récompensé par une place dans l'All NBA First Team, qui reprend les cinq meilleurs joueurs, répartis en cinq positions. Interrogés sur l'identité de celui sur lequel ils voudraient élaborer leur franchise, tous les managers de NBA avaient placé Davis en numéro un. Pendant le championnat régulier, l'Américain de 23 ans a fait presque aussi bien que l'année dernière mais la campagne n'en a pas moins été désastreuse. Une cascade de blessures a empêché les Pelicans de lutter pour les play-offs. The Brow a donc décidé de brosser les 14 derniers matches et de se faire opérer au genou et à l'épaule, des interventions qui vont sans doute le priver des Jeux. Ces maux sportifs et physiques s'accompagnent d'un désastre financier. L'été dernier, Davis a signé un contrat de cinq ans à la Nouvelle-Orléans, contrat qui prend cours la saison prochaine. Il vaut 128 millions d'euros, ce qui en fait le plus gros deal de NBA. Normalement, on ne fait de telles offres qu'aux joueurs qui ont au moins sept ans d'expérience en NBA. Ceux-là peuvent toucher jusqu'à 30 % du plafond salarial de leur club, soit 78,5 millions la saison à venir. Les joueurs plus jeunes, comme Davis, ne peuvent dépasser 25 %, à moins qu'on n'applique la règle Derrick Rose : c'est possible pour un joueur qui a soit débuté à deux reprises un All-Star Game soit qui a été sélectionné deux fois pour une équipe All-NBA ou encore pour un élément élu MVP. Ces conditions sont trop strictes pour The Brow : contrairement à 2015, il a obtenu trop peu de suffrages pour être repris dans l'All-Star Game. La mauvaise campagne de son club l'a aussi empêché d'être élu dans une des trois All-NBA Teams. Les six places réservées aux forwards sont revenues à LeBron James et Kawhi Leonard (équipe A), Kevin Durant et Paul George (B), LaMarcus Aldrigde et Paul Millsap (C), des joueurs qui ont disputé les play-offs. Si Davis n'est pas sélectionné, cela lui en coûtera donc 20 millions d'euros (puisqu'il ne peut prétendre qu'à 25 % et non 30 du salary cap). A la rigolade, d'aucuns ont affirmé qu'il pourrait tenter d'amadouer le jury, composé de 130 journalistes en leur offrant une voiture. Il lui en coûterait alors 2,5 millions d'euros, soit 17,5 millions de moins que la perte en cas de non-sélection... PAR JONAS CRETEUR