Anderlecht qui joue quasi champion, le Standard qui est quasi européen et les Loups qui sont quasi sauvés. Un beau début de mai pour quelques-uns des clubs les plus suivis par la communauté francophone.
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Anderlecht qui joue quasi champion, le Standard qui est quasi européen et les Loups qui sont quasi sauvés. Un beau début de mai pour quelques-uns des clubs les plus suivis par la communauté francophone.Mais qui, de ces trois clubs, rencontrera le mieux les désirs de ses supporters la saison prochaine? Si on ne doute pas qu'Anderlecht saura attirer des joueurs potentiellement aussi forts que ceux qui partiront, encore faudra-t-il cerner définitivement la volonté d' Aimé Anthuenis de voir son équipe jouer le plus beau football possible, seul garant de pouvoir figurer tout aussi bien dans la Ligue des Champions 2001-2002. Car si Amadeus semble être devenu ces dernières saisons capable de mener les missions les plus délicates, il a aussi réussi dans celle qui va à l'encontre-même de l'héritage de la maison mauve. Grâce aux résultats, il fait avaler aux huiles anderlechtoises un jeu parfois à la limite du consommable. Dernier exemple en date, à Bruges. Avec Stoica sur le terrain, Anderlecht s'est joliment baladé face à un adversaire nettement moins fort. Mais il a fallu qu' Alin quitte le terrain pour que le jeu mauve s'effiloche comme une toile d'araignée en plein vent. Le jeu des champions en titre et en devenir est-il devenu aussi dépendant du jeune Belgo-Roumain? Si oui, cela donnerait raison à ceux qui s'insurgeaient contre son absence prolongée de l'équipe A durant toute la première partie de la saison. Dans le cas inverse, pourquoi l'entraîneur s'est-il échiné à crier sur les arbitres à Bruges au lieu de coacher son équipe? Il y a des moments où on ne saisit pas très bien Anthuenis... A moins que ses succès soient basés -outre la qualité des joueurs- sur une grosse part de chance? Au Standard, Michel Preud'homme continue de donner des signes extérieurs d'intelligence tactique. Les points suivent mais il est clair que la nouvelle génération de tifosi liégeois attend pour la fin de l'été déjà un football autrement plus percutant que celui qui a prédominé. Preud'homme a maintes fois déclaré que son but était un football conquérant. Pour l'instant, il a surtout construit la coque de son navire et devra bientôt donner la preuve de son audace de découvreur. S'il peut conserver son équipage, il ira loin... En ce qui concerne La Louvière, on est baba. Et on se prend à rêver de ce que Leclercq pourrait réaliser comme travail avec un noyau comme celui d'Anderlecht ou du Standard. Mais on serait déjà tellement heureux de le voir rester en D1 avec les Loups... Le retour en bus des Zèbres a dû être agréable dimanche dernier après la tripotée alostoise... On se demande ce qui a retenu Scifo de quitter le stade à la mi-temps et de laisser ses magnifiques joueurs continuer le match sans lui. Mais là, nous sommes injustes. Nous n'avons pas vu cet Alost-Charleroi, contrairement au même match, l'année dernière. Les Zèbres avaient gagné et on n'avait rien vu d'anormal. Par contre, les commentaires des gens qui n'avaient pas vu la partie en 2000 avaient conclu au match arrangé! Cette fois, de l'extérieur, on a aussi la sensation que l'Alost-Charleroi 2001 n'a pas été net. Entre autres choses pour faire plaisir à Manu Ferrera? Un fameux procès d'intention... C'est comme d'affirmer, sans preuve, que tel vainqueur du Tour de France ou médaillé olympique d'athlétisme doit -forcément- ses succès au dopage. Si Enzo est resté quasi de marbre sur le banc, c'est qu'il a trouvé une raison sportivement acceptable à la déroute de ses gars. Dimanche soir, au moment de boucler ce magazine, Charleroi n'avait pas entamé de chasse aux sorcières dans son vestiaire. Parce que le club sait déjà sur qui il pourra compter la saison prochaine. Avec tout ce qui lui est arrivé depuis six mois, Scifo ne doit pas être fâché d'être en bout de saison pour tout reprendre à zéro dans deux mois. Hugo Broos aspire également à souffler. Une équipe qui n'a plus rien à gagner dans un championnat devient très lourde à motiver. Mais n'est-ce pas le signe d'un manque de professionnalisme des joueurs? S'ils se rencontraient, Hugo et Enzo auraient sûrement des choses à se dire à ce propos... John Baete