La Gantoise a logiquement renvoyé Mouscron vers son Hainaut occidental, nanti d'une défaite par 2 buts à 0, ce qui signifie un bilan en 2009 de 2 points sur 12 alors que les mêmes adversaires avaient permis aux joueurs d' Enzo Scifo de réaliser le carton plein lors du premier tour. La première mi-temps de ce match fut de très bonne facture avec beaucoup de rythme et pas mal d'occasions de part et d'autre sur une surface de jeu où il n'est pas facile de produire un jeu léché. La deuxième période fut par contre très décevante et la fatigue ainsi que le terrain qui se dégradait de plus en plus n'y furent certainement pas étrangers. De nombreuses pertes de balle émaillèrent les 45 dernières minutes alors que,...

La Gantoise a logiquement renvoyé Mouscron vers son Hainaut occidental, nanti d'une défaite par 2 buts à 0, ce qui signifie un bilan en 2009 de 2 points sur 12 alors que les mêmes adversaires avaient permis aux joueurs d' Enzo Scifo de réaliser le carton plein lors du premier tour. La première mi-temps de ce match fut de très bonne facture avec beaucoup de rythme et pas mal d'occasions de part et d'autre sur une surface de jeu où il n'est pas facile de produire un jeu léché. La deuxième période fut par contre très décevante et la fatigue ainsi que le terrain qui se dégradait de plus en plus n'y furent certainement pas étrangers. De nombreuses pertes de balle émaillèrent les 45 dernières minutes alors que, pourtant, les espaces entre les lignes devenaient de plus en plus grands. Cela aurait dû donner lieu à des contre-attaques rapides mais ce ne fut jamais le cas. Il a fallu attendre la toute fin de match pour voir les hommes de Michel Preud'homme se rassurer définitivement. Preud'homme et Scifo avaient choisi le même dispositif de départ : clairement le 4-3-3. Mais qui dit dispositif ne dit pas système de jeu et encore moins animation car, dans ce domaine, Gand a montré un visage beaucoup moins figé que Mouscron. Devant Bojan Jorgacevic et Mark Volders, on trouvait de chaque côté une défense en ligne qui était composée de droite à gauche de Roy Myrie, Stef Wils, Jonas De Roeck et ErlendHanstvelt pour Gand et de Chemchedine El Arraichi, Jérémy Sapina, Daan Vangijseghem et Romain Haghedooren pour Mouscron. Ces deux défenses ont montré quelques signes de faiblesse, notamment au niveau de la vitesse principalement dans l'axe quand les adversaires recherchaient la profondeur notamment dans le jeu long. Le triangle en milieu de terrain était beaucoup plus mobile côté gantois avec Tim Smolders, David Grondin, Milos Maric par rapport aux Walter Baseggio, Mathieu Assou-Ekotto, Christophe Lepoint. Les Gantois permutaient constamment leur position ce qui donnait une plus grande variété dans les échanges et cela déstabilisait le trio de Mouscron plus statique. Assou-Ekotto restait toujours dans son rôle de demi récupérateur et Baseggio alternait très bien le jeu court et le jeu long tandis que Lepoint a déjà été plus productif et plus présent dans les 16 mètres adverses que samedi dernier. Walt a démontré qu'il possédait toujours son magnifique pied gauche en réussissant quelques superbes longues ouvertures mais il s'est éteint en deuxième mi-temps. Chez les Gantois, le triangle médian changeait continuellement de forme. Malgré cela, la complémentarité et le bon positionnement étaient toujours présents dans l'entrejeu. L'attaque de Gand était composée de droite à gauche de Adnan Custovic, Zlatan Ljubijankic, Bryan Ruiz tandis que Mouscron alignait Ilir Ouali, Jaycee, Asanda Sishuba. Les deux joueurs axiaux des deux équipes sont des joueurs au style très différent, Ljubijankic étant plutôt un pivot tandis que Jaycee est plus un élément de rupture qui adore appeler dans la profondeur pour faire parler sa vitesse de course. Les ailiers, sans atteindre un niveau exceptionnel, ont été nettement plus productifs côté gantois. Custovic et Ruiz varient beaucoup plus leur jeu, employant les décrochages et les appels profonds, permutant leur position respective et proposant des solutions intérieures proches du centre-avant pivot. Par contre, on n'a pas vu beaucoup de ces ingrédients chez Ouali et Sishuba qui se sont cantonnés sur leur flanc respectif sans véritablement amener du danger aux abords du grand rectangle de Gand. La deuxième mi-temps fut très médiocre et les changements n'ont quasiment rien apporté.