Les deux compères mesurent parfaitement les problèmes de l'équipe nationale avec laquelle ils ont vécu tant de moments forts. C'est avec regret qu'ils constatent le plongeon des Diables Rouges. Ils ont apprécié la qualité des buts portugais. Daniel Van Buyten a été indiqué du doigt.
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Les deux compères mesurent parfaitement les problèmes de l'équipe nationale avec laquelle ils ont vécu tant de moments forts. C'est avec regret qu'ils constatent le plongeon des Diables Rouges. Ils ont apprécié la qualité des buts portugais. Daniel Van Buyten a été indiqué du doigt. " C'est un peu trop facile ", rétorque Van Moer. " Entre le moment de sa mauvaise passe et le premier but portugais, il y avait le temps d'arrêter cette offensive ". Van Himst tempère un peu : " Tu as vu à quelle vitesse les Portugais ont organisé leur contre-attaque ? C'était impressionnant. Van Buyten n'a pas de chance en équipe nationale. Chaque fois qu'il négocie mal un ballon, c'est but. Il n'est pas un leader et a besoin d'un guide à côté de lui. Je songe à Timmy Simons ". Aucun des deux n'aurait en tout cas pas aligné Stijn Stijnen devant les filets belges au Portugal. Les propos du gardien brugeois à propos de Cristiano Ronaldo mirent l'équipe dans une situation inconfortable bien avant le début du match. Mais a-t-on assez de talent ? " Moi, je dis que oui mais il faut lui faire confiance et y aller ", pense Van Moer. C'est aussi l'avis de Van Himst : " On confie le job défensif à cinq gars et les autres doivent oser, jouer, mettre le nez à la fenêtre ". Van Moer adresse un clin d'£il à son camarade : " Paul, tu n'as pas l'impression que la presse est finalement assez tendre pour René Vandereycken ? Elle explique tout par le manque de qualité des joueurs. Quand nous dirigions les Diables Rouges, c'était différent ". Deux ans après de graves problèmes de santé (opération de neuf heures à l'aorte), Van Himst se porte bien. Il travaille encore dans son commerce de cafés où il donne un coup de main à ses enfants. Van Himst assume aussi un rôle de PR auprès des sponsors de l'équipe nationale. Van Moer a remis le Wembley, sa taverne d'Hasselt, et joue beaucoup au golf. Et d'où viennent leurs surnoms ? Au Standard, c'est Antal Nagy qui attribua un diminutif à Van Moer : Kitchie, ce qui signifie petit en hongrois. Son ami en a plusieurs dont Slalom Van Himst, Monsieur Football, Polle gazon et surtout le Pelé Blanc, un label de qualité que la presse française lui attribua après ses récitals avec Anderlecht lors du célèbre Tournoi de Paris des années 60.