Champion du monde des -20 ans avec l'Argentine l'an passé, et arrivé à Alavés en provenance de Milan, Fabricio Coloccini est l'une des révélations de la Liga. Sur le terrain, il dégage une sérénité étonnante pour un garçon de son âge et cette assurance se transmet à l'ensemble de la défense vitorienne.
...

Champion du monde des -20 ans avec l'Argentine l'an passé, et arrivé à Alavés en provenance de Milan, Fabricio Coloccini est l'une des révélations de la Liga. Sur le terrain, il dégage une sérénité étonnante pour un garçon de son âge et cette assurance se transmet à l'ensemble de la défense vitorienne. En dehors du terrain, son calme est tout aussi évident. Il a vécu une enfance heureuse, aux côtés de sa soeur Sabrina, bien que cette tranche de vie se soit achevée de façon abrupte et dramatique avec le décès de sa mère Silvia, en mai de l'an passé. "Lorsqu'elle est tombée malade, j'ai failli tout abandonner", raconte le joueur. "Je n'avais vraiment plus le coeur au football. En match et à l'entraînement, j'avais les pieds sur le terrain mais la tête ailleurs. Aujourd'hui, chaque fois que j'inscris un but, je le lui dédie". Fabricio s'est fait tatouer l'effigie de sa mère sur sa poitrine. Il sait ce qu'il lui doit. "Gamin, je dépendais totalement d'elle pour me rendre à l'entraînement. Elle me conduisait dans une Fiat 600. Si elle n'était pas là, je commençais à pleurer lorsque l'heure de l'entraînement approchait". Deux hommes ont marqué la vie de Fabricio: son agent, qui s'est occupé de lui depuis son plus jeune âge et qui lui a même offert ses premières chaussures de football, et son père Osvaldo, un ancien footballeur en qui il voue une confiance aveugle. Fabricio a effectué ses études dans un collège religieux. "Un jour, je me suis fait réprimander pour être sorti du rang. J'ai retenu la leçon. Depuis lors, je suis devenu un véritable petit ange". Gamin, il a vécu l'un de ses plus beaux moments durant une mise au vert avec Boca Juniors. "Le jour de mon anniversaire, l'entraîneur s'est absenté quelques instants. Il savait que mes parents et mon agent attendaient à la porte du complexe. En revenant, il m'a remis les clefs de ma première voiture: une Fiat 147. Evidemment, j'ai dû patienter quelque peu avant de pouvoir l'essayer". Fabricio Coloccini adore les voitures, et particulièrement les autos de course. Son rêve est de conduire un jour une F1. "Mais, d'abord, je devrais commencer avec une voiture un peu plus modeste: une Porsche, par exemple..." (D. Devos)