"Bien sûr que cela m'a fait quelque chose de jouer dernièrement à Anderlecht, où j'ai été formé pendant trois ans (1998 à 2001). J'y ai travaillé avec Jacky Munaron et Frankie Vercauteren tandis que j'ai connu Daniel Zitka à Lokeren juste après. J'aurais pu rester au Sporting mais je n'avais guère de chances de jouer. A Lokeren, Zitka est parti après un an. J'ai alors joué en alternance avec Mladen Dabanovic mais ce n'est pas bon pour un gardien ...

"Bien sûr que cela m'a fait quelque chose de jouer dernièrement à Anderlecht, où j'ai été formé pendant trois ans (1998 à 2001). J'y ai travaillé avec Jacky Munaron et Frankie Vercauteren tandis que j'ai connu Daniel Zitka à Lokeren juste après. J'aurais pu rester au Sporting mais je n'avais guère de chances de jouer. A Lokeren, Zitka est parti après un an. J'ai alors joué en alternance avec Mladen Dabanovic mais ce n'est pas bon pour un gardien : question de confiance et d'automatismes avec les défenseurs. A 20 ans, je ne supportais pas la pression : je devais me donner à fond aux entraînements car nous ne savions que quelques instants avant le match qui jouerait. En 2004, lorsque Roger Lambrecht n'a plus voulu de moi, seule La Gantoise m'a fait confiance. Je savais évidemment que, derrière Frédéric Herpoel, je n'avais aucune chance de jouer. Au mercato d'été, Zulte Waregem m'a alors demandé de remplacer Pieter Merlier mais, contrairement à ce qu'on m'avait promis, il a repris sa place au deuxième tour et mon contrat n'a pas été prolongé. Walter Mortelmans, mon manager de l'époque, m'a dit que je pourrais peut-être retourner à Gand mais, à cinq jours du championnat, il m'a envoyé un SMS disant qu'il n'y avait pas de budget pour moi. J'ai passé des tests en Angleterre mais je suis revenu car mon grand-père était très malade. " " Après six mois, je n'avais plus d'argent et pas de diplôme, même pas mes humanités car Vercauteren m'avait demandé de choisir et, au grand désespoir de mes parents, j'avais opté pour le football. Ils ne me l'ont reproché qu'une fois et mon père m'a dit que je devrais passer un examen d'entrée chez les pompiers. Mais à ce moment-là, je jouais à Gand et j'ai préféré aller passer le week-end à Euro Disney. Ils n'avaient pourtant pas besoin d'un nouveau Mickey. Une agence d'intérim m'a proposé un job de magasinier mais, grâce à Kris Porte, j'ai pu devenir représentant pour une firme d'articles de sport. C'est comme ça que le Lierse m'a contacté en janvier dernier. Jusque là, je m'étais entraîné trois fois par semaine avec Oud-Heverlee et je n'ai pas supporté le changement de régime : je me suis occasionné une déchirure musculaire après quelques jours. J'ai tout de même disputé le tour final et signé un contrat de deux ans, rendu caduque en cas de relégation. J'espère que cela n'arrivera pas car je n'ai rien d'autre. J'ai envisagé de suivre des cours du soir mais cela dure trois ans. On m'avait promis que je serais premier gardien mais lorsque j'ai vu Nico Vaesen débarquer de Premier League, je me suis dit qu'il ne venait pas pour rester sur le banc. " GEERT FOUTRe