ANALYSE POINTS FORTS

Cofidis a inversé sa tenue habituelle: dorénavant, les manches sont blanches et le torse rouge. On a tendance à considérer la formation française comme une naine, mais c'est injustifié. Son budget est modeste mais elle gagne année après année, même si elle s'adjuge surtout des petites courses françaises. Un palmarès rehaussé par un exploit au Tour, généralement grâce à Guillaume Martin. L'expérience EliaViviani n'a pas fonctionné. Il est remplacé par Ion Izagirre: l'Espagnol est souvent handicapé par des blessures mais quand il est disponible, il n'a guère de points faibles.
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Cofidis a inversé sa tenue habituelle: dorénavant, les manches sont blanches et le torse rouge. On a tendance à considérer la formation française comme une naine, mais c'est injustifié. Son budget est modeste mais elle gagne année après année, même si elle s'adjuge surtout des petites courses françaises. Un palmarès rehaussé par un exploit au Tour, généralement grâce à Guillaume Martin. L'expérience EliaViviani n'a pas fonctionné. Il est remplacé par Ion Izagirre: l'Espagnol est souvent handicapé par des blessures mais quand il est disponible, il n'a guère de points faibles. Un moment donné, beaucoup d'équipes cherchaient à enrôler Max Walscheid, un puissant coureur de près de deux mètres. Faute de timing et d'audace, l'Allemand ne songe plus aux sprints et mise tout sur Paris-Roubaix et les courses similaires. Victor Lafay a mené à bien une échappée au Giro, battant les Belges Kobe Goossens et Victor Campenaerts. Il a effectué toute sa carrière chez Cofidis, qui avait été impressionné par sa régularité en équipes d'âge. Va-t-il désormais éclore? On vit des temps ingrats pour les petites formations telles que Cofidis. Les grandes équipes ne leur laissent que des miettes. Sans leader d'envergure, faute de moyens, il est impossible de se distinguer dans les classiques. Dès qu'un coureur émerge, il rejoint une équipe de plus grand format. Cofidis a investi pendant huit saisons dans Christophe Laporte, qui va maintenant servir Wout van Aert chez Jumbo-Visma. Bryan Coquard paraissait sur le point de devenir un grand sprinteur, mais il n'a jamais franchi l'ultime palier. Cofidis lui offre une nouvelle chance en WorldTour mais on peut se demander si à 29 ans, Coquard n'a pas raté le train. Cofidis a besoin de la Coupe de France, un critérium de régularité qui rassemble des classiques françaises d'une journée. Le départ de Viviani se fera sentir beaucoup plus que l'équipe ne le pense, bien que son passage chez Cofidis ait été loin d'être un succès. Guillaume Martin opte étonnamment pour le Giro: le manager Cédric Vasseur l'estime capable de terminer parmi les cinq premiers. Selon lui, ça devrait permettre à l'équipe d'entamer sereinement le Tour. Le Basque Izagirre peut retrousser ses manches dès Paris-Nice, où il s'illustre régulièrement. Sander Armée (Qhubeka-NextHash), François Bidard (AG2R-Citroën), Davide Cimolai (Israel Start-Up Nation), Bryan Coquard (B&B Hotels p/b KTM), Alexandre Delettre (Delko), Ion Izagirre (Astana - Premier Tech), Wesley Kreder (Intermarché - Wanty - Gobert Matériaux), Alexis Renard (Israel Start-Up Nation), Benjamin Thomas (Groupama-FDJ), Hugo Toumire (Espoir), Davide Villella (Movistar), Maximilian Walscheid (Qhubeka-NextHash), Axel Zingle (élite sans contrat) Fernando Barceló (Caja Rural - Seguros RGA), Natnael Berhane (? ), Jean-Pierre Drucker (arrêt), Nicolas Edet (Team Arkéa-Samsic), Nathan Haas (arrêt), Christophe Laporte (Jumbo-Visma), Emmanuel Morin (Team U-Nantes-Atlantique), Fabio Sabatini (arrêt), Attilio Viviani (? ), Elia Viviani (INEOS Grenadiers)