Il y a un mois, nous annoncions que Lewis Hamilton, victorieux dimanche à Monza pour la troisième fois de l'année, n'avait toujours pas prolongé son contrat chez McLaren, alors qu'il n'avait pas d'alternative, tous les autres sièges étant pris dans les grandes écuries. Il y a une dizaine de jours, à Francorchamps, selon la rumeur, Lewis avait signé mais les parties impliquées attendaient le bon moment pour l'annoncer. La situation a connu, entre-temps, un revirement majeur.
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Il y a un mois, nous annoncions que Lewis Hamilton, victorieux dimanche à Monza pour la troisième fois de l'année, n'avait toujours pas prolongé son contrat chez McLaren, alors qu'il n'avait pas d'alternative, tous les autres sièges étant pris dans les grandes écuries. Il y a une dizaine de jours, à Francorchamps, selon la rumeur, Lewis avait signé mais les parties impliquées attendaient le bon moment pour l'annoncer. La situation a connu, entre-temps, un revirement majeur. Tout a commencé à Francorchamps, quand Hamilton s'est rendu au bus de Bernie Ecclestone et s'est attardé au Kremlin, comme on appelle le bureau roulant de Bernie. Peu après, Ecclestone a déclaré, durant une interview, qu'il se pourrait bien que Michael Schumacher raccroche au terme de la saison. Et comme par hasard, dans le paddock, Eddie Jordan a expliqué que Hamilton était proche d'un contrat avec... Mercedes. Jeudi dernier, quand la Formule 1 a débarqué à Monza, c'était le sujet de conversation numéro un. Evidemment, toutes les parties ont démenti mais Lewis Hamilton s'y est pris d'une manière inhabituelle. Il n'a pas souligné, comme le veut la tradition, qu'il se sent bien chez McLaren, se contentant d'un bref et sec " pas de commentaire ", laissant sous-entendre qu'il pourrait se passer quelque chose. En plus, Ecclestone et Jordan, ancien patron d'écurie et maintenant consultant de la chaîne BBC, s'entendent très bien. Ceux qui se demandent pourquoi Bernie a déclenché la polémique doit savoir que ce n'est pas la première fois qu'il aide les bons coureurs à trouver le bon volant. En 1991, il a ainsi arrangé le transfert d'un certain Michael Schumacher de Jordan, une écurie moyenne, à Benetton, avec la complicité de Flavio Briatore et d'Eddie Jordan. Ecclestone avait alors besoin d'une star allemande, qui lui faisait défaut depuis des années, pour pouvoir vendre à meilleur prix ses droits TV à nos voisins outre-Rhin. Se demander la fiabilité des rumeurs entourant Hamilton revient à s'interroger sur l'intérêt qu'aurait Bernie à une alliance Mercedes-Hamilton : ce serait une excellente manière de maintenir Mercedes en F1 alors que le constructeur allemand s'interroge sur son avenir et le coût du circuit. Bernie a même déjà réfléchi à un sponsor qui pourrait alléger la charge financière de Mercedes : pendant le GP du Canada, il a rencontré les dirigeants de Coca Cola, qui l'ont accompagné dans son jet privé, vers une destination inconnue. La marque de sodas aurait jeté son dévolu sur la Formule 1 et Bernie raffole des sponsors de ce format. En 2006, il a ainsi reçu la visite des dirigeants d'une banque néerlandaise à la recherche d'un plus grand rayonnement international. Bernie a piloté ING chez Renault. L'écurie française, qui avait décroché le titre mondial avec Alonso, envisageait aussi de quitter le circuit. Elle a rempilé pour trois ans sous les couleurs de la grande banque... JO BOSSUYT