L'équipe s'est effondrée après sa victoire à Anderlecht : c'est sans doute un état d'esprit à Charleroi, on le sait. Les joueurs se disent : -Maintenant qu'on a gagné là-bas, il ne peut plus rien nous arriver de fâcheux. Cette victoire était une occasion inespérée pour continuer sur notre lancée, pour profiter de l'élan. Mais c'est tout le contraire qui s'est produit. Le Sporting avait bien entamé le championnat, il était calé dans le haut du classement. Aujourd'hui, on voit une équipe qui doute et n'arrive plus à surmonter le premier coup dur. Les mat...

L'équipe s'est effondrée après sa victoire à Anderlecht : c'est sans doute un état d'esprit à Charleroi, on le sait. Les joueurs se disent : -Maintenant qu'on a gagné là-bas, il ne peut plus rien nous arriver de fâcheux. Cette victoire était une occasion inespérée pour continuer sur notre lancée, pour profiter de l'élan. Mais c'est tout le contraire qui s'est produit. Le Sporting avait bien entamé le championnat, il était calé dans le haut du classement. Aujourd'hui, on voit une équipe qui doute et n'arrive plus à surmonter le premier coup dur. Les matches au Standard et contre Gand étaient des exemples frappants : on joue bien au début, puis l'adversaire marque et c'est terminé pour nous. Dans des situations pareilles, il faut un leader capable de remonter tout le monde. Plusieurs joueurs ont essayé de jouer ce rôle mais ils n'y sont pas parvenus. Notre mauvaise période, avec une pluie de buts encaissés alors que nous avions une très bonne défense en début de saison, coïncide avec l'absence de Frank Defays, un capitaine sur lequel tout le monde prend exemple. Mais ce serait trop facile comme excuse. D'ailleurs, aucun joueur n'a encore osé l'évoquer. Quand on est pro, on doit être capable de faire abstraction de n'importe quelle absence. Tout comme on ne peut pas se laisser paralyser par des objectifs très élevés. Celui qui est touché mentalement par des envies de titre doit arrêter sa carrière. Notre classement actuel est bien en dessous des objectifs de la direction, mais aussi loin en dessous du potentiel du groupe. C'est clair que les multiples remaniements de la défense ne nous ont pas aidés. Il y a eu Frank Defays à l'infirmerie, mais aussi Majid Oulmers et Laurent Ciman. Mais cela n'explique pas tout. Il faut retrouver d'urgence une force mentale collective qui permettra de remettre le train sur les rails. Il est encore trop tôt pour dire que Charleroi a raté sa saison. On y verra clair seulement après six ou sept matches au deuxième tour. Un déclic, une bonne série, puis tout rentrera dans l'ordre. Regardez où était le Germinal Beerschot quand le Sporting jouait le Top 5. Aujourd'hui, les rapports sont inversés parce que les Anversois ont aligné quelques victoires. Nous aussi, nous avons les moyens de le faire ". Joseph Akpala Toute l'équipe passe à côté de sa saison, donc on doit se contenter de peu. Charleroi possède enfin un attaquant qui marque sa ration de buts. Le Nigérian a même brièvement occupé la tête du classement des buteurs. Sans sa production, les Zèbres lutteraient carrément pour leur maintien. Fabien CamusLe Marseillais n'est plus que l'ombre du génial médian de la saison dernière, celui que l'on citait dans des clubs du top belge, en France, en Allemagne, etc. Pendant tout l'été, il a cru qu'il pourrait signer dans une grosse équipe. Il est finalement resté et traîne son ennui depuis août.Pierre Danvoye