"Nous n'avons peur de personne dans notre groupe, qu'il s'agisse de la Belgique, de la Tunisie ou de la Russie. Ces équipes ont plus d'expérience que nous mais ne nous sont pas supérieures techniquement. Nos chances de nous qualifier sont égales. Le Japon a toutefois quelques avantages: nous jouons à domicile, tout le pays croit en nous et pense que nous atteindrons les quarts de finale.
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"Nous n'avons peur de personne dans notre groupe, qu'il s'agisse de la Belgique, de la Tunisie ou de la Russie. Ces équipes ont plus d'expérience que nous mais ne nous sont pas supérieures techniquement. Nos chances de nous qualifier sont égales. Le Japon a toutefois quelques avantages: nous jouons à domicile, tout le pays croit en nous et pense que nous atteindrons les quarts de finale.Nous ne craignons pas davantage les autres nations. Notre victoire en Coupe d'Asie 2000 a opéré le déclic. Ensuite, nous avons joué contre la France, le Brésil, le Cameroun, le Paraguay, l'Italie, la Yougoslavie. Les joueurs ont beaucoup appris. Face à de telles formations, on sent ses progrès. Nous aurions pu jouer contre la Corée et gagner 5-0. Tout le monde aurait été sous pression mais qu'aurions-nous appris? Alors que nous nous sommes mesurés à toutes les tactiques possibles. Plus aucun joueur n'a peur.Quand on me demande qui va gagner le Mondial, je réponds: -Le Japon! Le pays est enthousiaste et nous soutient. Je pense que 20% des Japonais croient que nous serons champions et que les autres s'attendent au moins à nous voir en quarts de finale. J'estime que nous devons entretenir ce rêve. Interrogez les 32 sélectionneurs, demandez-leur s'ils se sentent capables de gagner cette Coupe. Ils ne répondront pas oui mais en fait, ils croient tous que c'est possible. Evidemment, nous accusons un retard de 30, voire 50 ans. Mais qui aurait cru que la Suède atteindrait la finale en 1958? Nous avons 1% de chances de nous qualifier pour la finale. Et bien, ce pour cent, je veux le conserver.Je ne sais pas si ce Mondial rendra le football plus populaire au Japon. 60% environ de la population s'y intéresse actuellement alors que le niveau normal est de 20%.Des joueurs-clefs? On ne les connaît qu'au moment où on est privé d'eux. Il n'y a pas d'éléments déterminants quand tout le monde est présent car alors, c'est l'équipe qui est la clef de voûte. Ce n'est pas au cours d'un Mondial qu'on découvre des joueurs. Tout le monde sait que Beckham et Zidane savent jouer. La surprise ne vient pas d'un joueur mais d'une équipe. Shinji Ono a réalisé une saison fantastique à Feyenoord. C'est important pour l'équipe du Japon. D'autres, comme Inamoto et Kawaguchi, ne sont pas titulaires en Europe. Je ne me tracasse pas pour eux. Je travaille intensément avec eux depuis que j'ai repris l'équipe nationale. Nakata est une autre paire de manches car il évoluait déjà en Europe à mon arrivée. Je ne le connais pas. Il débarque toujours la veille du match. En quatre ans, il s'est peut-être entraîné 20 jours avec moi, contre 300 pour Inamoto. Nakata ne saisit pas bien ce que je veux et en plus, il ne joue pas en Italie. J'espère qu'il fera l'effort de comprendre comment l'équipe est organisée. J'apprécie ce job mais après le Mondial, je voudrais utiliser mon expérience à un plus haut niveau. J'avais des contacts avec l'Ecosse mais elle a finalement préféré Berti Vogts. J'espère recevoir des offres de clubs et j'étudierai tout ce qui me parviendra, de toute façon".