"Nous sommes contents de notre tirage. L'Allemagne n'est plus aussi forte qu'autrefois. Nous ne devrions pas trébucher sur l'Arabie Saoudite; nous l'avons vue à l'oeuvre car nous devions l'affronter en barrages. Mon adjoint, Ian Evans, a visionné le Cameroun pendant la Coupe d'Afrique des Nations. Nous ne serons donc pas surpris.
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"Nous sommes contents de notre tirage. L'Allemagne n'est plus aussi forte qu'autrefois. Nous ne devrions pas trébucher sur l'Arabie Saoudite; nous l'avons vue à l'oeuvre car nous devions l'affronter en barrages. Mon adjoint, Ian Evans, a visionné le Cameroun pendant la Coupe d'Afrique des Nations. Nous ne serons donc pas surpris. J'étais capitaine de l'équipe au Mondial 1990. Pour être franc, la perspective de participer à la Coupe du Monde m'excite. J'ai été près d'une qualification à plusieurs reprises. Je suis enfin récompensé de mes efforts. Qualifier une équipe pour un Mondial me confère le sentiment d'avoir vraiment réalisé quelque chose de fantastique. Cette impression est moins forte quand on est joueur.Non, le fait qu'on me compare sans arrêt à Jack Charlton ne me dérange pas. Il a été un entraîneur fantastique, qui a conduit l'Irlande à de nombreux succès, des succès dont j'ai été partie prenante, comme joueur. Je ne puis qu'espérer égaler les résultats de Jack et qualifier l'équipe pour la phase finale du prochain EURO aussi. Je n'imaginais pas le succès me réussir à ce point. A mes débuts, en mai 1984, la République était au fond du trou. On dénombrait 8.000 spectateurs à tout casser aux matches de l'équipe nationale. Maintenant, même pour des rencontres amicales, Lansdowne Road est comble.On me demande sans arrêt si un joueur du championnat irlandais n'est pas capable d'être aligné en équipe nationale. Récemment, j'ai sélectionné deux avants locaux: Glen Crowe, des Bohemians, et Stephen Geoghegan, de Shelbourne. S'ils sont suffisamment bons, ils reçoivent leur chance. Je ne fais pas attention aux noms quand j'effectue ma sélection. Vous m'entendrez rarement parler des individus. Nous formons une équipe et je préfère éviter de citer des joueurs en particulier. Quand le tournoi aura débuté, nous verrons bien qui se manifestera dans un rôle de premier plan. Ça n'a peut-être pas l'air malin mais je préfère cette approche. Je ne redoute pas le climat. Nous avons quitté Dublin le 17 mai. Nous effectuerons notre acclimatation sur l'île de Saipan. Nous aurons digéré le décalage horaire au moment du premier match. Je ne pense pas que les conditions climatiques soient pires que celles du Mondial 1994, aux Etats-Unis. D'ailleurs, nous jouerons pendant la saison des pluies.Ce qui me tracasse, c'est que nous jouerons le premier match en terre japonaise, le 1er juin, contre le Cameroun. Une cérémonie précèdera la rencontre et je crains que l'arbitre de ce match ne veuille trop en faire et étaler son autorité sur le terrain.Concenant le titre, je mise principalement sur la France. Je la vois reconduire son titre. Le Sénégal peut devenir une des révélations du tournoi. Toutefois, mon joueur favori défend les couleurs du Nigeria. Il s'agit d' Olisadebe. J'ai voté pour lui lors du referendum de la FIFA".