Nous n'avons jamais visé la place que certains nous avaient prédite avant le championnat. On nous avait attribué le statut de révélation mais j'étais certain d'une chose : il était impossible de refaire le même coup que la saison dernière en gardant un effectif semblable. L'an passé, certains joueurs avaient sans doute tourné en surrégime. Et il fallait s'attendre à ce que les adversaires ne nous abordent plus avec la fleur au bout du fusil. Même les ténors prennent de grandes précautions aujourd'hui quand ils viennent à Mons. J'étais conscient de tout cela et j...

Nous n'avons jamais visé la place que certains nous avaient prédite avant le championnat. On nous avait attribué le statut de révélation mais j'étais certain d'une chose : il était impossible de refaire le même coup que la saison dernière en gardant un effectif semblable. L'an passé, certains joueurs avaient sans doute tourné en surrégime. Et il fallait s'attendre à ce que les adversaires ne nous abordent plus avec la fleur au bout du fusil. Même les ténors prennent de grandes précautions aujourd'hui quand ils viennent à Mons. J'étais conscient de tout cela et je m'étais fixé comme objectif un championnat tranquille vers le haut de la colonne de droite, avec 22 ou 23 points à la trêve. Les joueurs aussi savaient très bien qu'il serait nécessaire de viser juste pendant la campagne des transferts pour espérer progresser. Le vestiaire réclamait de nouvelles armes ! Nous avons fait notre recrutement avec les moyens d'un club comme Mons. Je souhaitais plus de concurrence derrière, de la plus-value au milieu et un tueur devant. Mais on n'a pas toujours ce qu'on veut, nous avons directement eu de la malchance avec les blessures de Maxime Annys et Mohamed Amroune et ensuite avec des cadres du noyau comme Cédric Berthelin, DaréNibombé et Roberto Mirri ont connu quelques soucis. Nous nous sommes retrouvés dans une mauvaise spirale. Et il y avait trop peu d'expérience pour renverser le cours des choses. On est un joueur de D1 quand on a 100 ou 150 matches de ce niveau dans les jambes, pas quand on a fait une bonne demi-saison. Il nous a aussi manqué une certaine fraîcheur mentale après avoir raté notre départ alors que nous aurions dû faire le plein, au moins à domicile, contre les équipes soi-disant à notre portée. Comme le club est encore jeune en D1 et a vécu des expériences douloureuses dans le passé, une certaine panique s'est installée à tous les étages. Mons n'a pas fini son apprentissage. Mais j'ai mes certitudes. Je n'ai pas changé, je suis toujours l'entraîneur qui travaillait ici les deux saisons précédentes et j'ai même progressé en devant gérer des passages difficiles. Tout le staff est dans le même cas : nous ne sommes pas subitement devenus mauvais "Alessandro CordaroLe médian de poche est un des rares Montois à évoluer régulièrement à un bon niveau depuis le début de la saison. Même dans une équipe qui doute, il continue à prendre des initiatives, s'infiltre, frappe au but. Mais où est le superbe entrejeu technique et efficace du deuxième tour de la saison passée ? Cédric Roussel Son retour avait suscité énormément d'enthousiasme. On attendait de lui qu'il refasse le même coup que lors de son premier passage à Mons, quand il avait terminé meilleur buteur. Le bilan est négatif : il ne marque plus (un seul but sur pénalty), il joue épisodiquement. Le départ est pour bientôt.Pierre Danvoye