"Notre poule est bien plus difficile que les Polonais ne l'imaginent mais ils ne connaissent pas la Corée ni le football américain. Du coup, mes compatriotes pensent que tout va se dérouler sans anicroche. Je crains qu'ils se trompent lourdement.
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"Notre poule est bien plus difficile que les Polonais ne l'imaginent mais ils ne connaissent pas la Corée ni le football américain. Du coup, mes compatriotes pensent que tout va se dérouler sans anicroche. Je crains qu'ils se trompent lourdement.Sur papier, le Portugal est le favori du groupe, mais les favoris déçoivent parfois et nous comptons là-dessus, bien que j'estime le Portugal capable de réaliser de grandes choses. Pour le titre, je pointe la France ou l'Argentine, parce qu'elles possèdent le meilleur potentiel. Mais le Portugal peut constituer un dangereux outsider. Pour cette génération lusitanienne extrêmement douée, il s'agit de la dernière occasion de remporter un prix. Je parie sur le Japon comme révélation du tournoi. En peu de temps, il a effectué un tel progrès! J'espère toutefois que la Pologne constituera aussi une surprise positive. Une fois, j'ai clamé que nous pourrions atteindre les demi-finales. Tout le monde m'a regardé avec un air surpris. Mais je crois vraiment que c'est faisable. A condition que chacun soit fit, atteigne sa meilleure forme et soit bien préparé au moment de rejoindre l'Asie. Je dois bien avouer que toutes ces conditions ne sont pas vraiment remplies. Certains joueurs sont en bagarre avec leur club. D'autres souffrent de blessures. Donc, pour l'instant, évoquer les demi-finales est un peu trop ambitieux. Je dois également tenir compte de l'inexpérience de mon équipe dans les tournois, ce qui pourrait nous causer des problèmes. La Pologne va devoir payer un tribut à son apprentissage. Ça peut être fatal à ce niveau, même si l'esprit de groupe peut compenser beaucoup de choses. Le principal atout de la Pologne réside dans son esprit positif. Elle a une bonne mentalité. C'est pour ça que je préfère ne pas citer de noms. Ou quand même un: Jerzy Dudek est un footballeur qui ne m'a jamais laissé en plan. Je peux compter sur lui, surtout dans les moments difficiles. Beaucoup de gens s'étonnent que je consulte toujours mes joueurs sur la position qu'ils préfèrent. J'attache beaucoup d'importance à ces conciliabules. Chaque joueur doit se sentir bien sur le terrain et comprendre qu'il est le bon homme à la bonne place.Il semble que j'emploie des méthodes bizarres. Pendant la préparation du match de qualification contre la Norvège, j'ai montré aux joueurs des images de la deuxième guerre mondiale. Le match se disputait le 1er septembre, une date particulière pour la Pologne. C'est ce jour-là que la guerre a commencé, en 1939, dans notre pays. Je voulais que mes joueurs associent le 1er septembre à une victoire importante. Je leur ai demandé de faire quelque chose de plus pour leur nation ce jour-là.Ce Mondial sera très pénible, à cause de la chaleur. Elle peut provoquer de sérieux problèmes. Lors d'une réunion au Japon, les 32 sélectionneurs ont proposé d'introduire une pause au milieu de chaque mi-temps, pour permettre aux joueurs de s'hydrater. Nous avons aussi suggéré le remplacement de trois joueurs et d'un gardien pendant le temps réglementaire et de deux autres joueurs dans les prolongations. Ces souhaits étaient justifiés mais je doute qu'on y réponde favorablement".