"Tout le monde peut battre tout le monde, à ce niveau. Nous avons de bonnes chances de battre la Croatie et l'Equateur, et même l'Italie. En 1994, personne ne nous accordait un soupçon de chance face à elle mais nous n'avons pas été dominés un instant et nous avons terminé en tête de notre groupe. Je vise les demi-finales. Pour cela, j'ai besoin de joueurs animés de la rage de vaincre. J'ai effectué ma sélection en me basant sur ce critère.
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"Tout le monde peut battre tout le monde, à ce niveau. Nous avons de bonnes chances de battre la Croatie et l'Equateur, et même l'Italie. En 1994, personne ne nous accordait un soupçon de chance face à elle mais nous n'avons pas été dominés un instant et nous avons terminé en tête de notre groupe. Je vise les demi-finales. Pour cela, j'ai besoin de joueurs animés de la rage de vaincre. J'ai effectué ma sélection en me basant sur ce critère.Je pense que l'Angleterre peut être la future championne. Elle a une équipe formidable, avec des joueurs dont la compétitivité, la force mentale et le physique sont exceptionnels. En plus, leur sélectionneur est en mesure de faire la différence. La France est également candidate à la finale: elle est compacte, très disciplinée, et elle a une bonne mentalité. Sinon, l'Argentine est aussi bien placée. Elle ne travaille pas à l'argentine mais avec un entraîneur qui s'appuie sur une solide discipline tactique. Et 90% des internationaux argentins évoluent en Europe, ce qui leur a appris ce que sont la discipline et le travail.Je ne m'attends pas à des innovations. Le football se mondialise aussi. Toutes les équipes nationales adoptent le style de jeu des grands championnats. Même les équipes africaines et asiatiques travaillent maintenant avec des entraîneurs européens.J'espère que les arbitres appliqueront le règlement avec suffisamment de souplesse. J'aimerais qu'on désigne un arbitre du même continent, quand deux nations proches s'affrontent. L'arbitrage peut être décisif, surtout au premier tour. Une suspension peut démolir toute la stratégie d'une équipe.La presse me critique parce que je n'entraîne pas mes joueurs aux tirs au but, mais j'estime qu'on ne peut jamais reproduire à l'entraînement les conditions de matches et la pression liée à cet exercice spécifique.En ce qui concerne mon équipe, je me demande si Garcia Aspe est encore capable de répondre aux exigences élevées d'un Mondial. Autre sujet de préoccupation: Blanco, qui joue peu à Valladolid. Il commence à s'impatienter et commet beaucoup d'erreurs quand il joue. Par contre, Palencia reste sur une saison fantastique à l'Espanyol. L'absence d' Arellano et de Johan Rodriguez, tous deux blessés, compromet le soutien dont Garcia Aspe a besoin dans l'entrejeu. Encore qu'avec Jesus Mendoza, Ramon Morales et deux joueurs que je viens d'adjoindre à la sélection, Rafael Garcia et Gabriel Caballero, je dispose de quelques bons jeunes. Jose Antonio Noriega constitue une bonne doublure de Garcia Aspe. En défense, je n'ai pas le moindre doute en ce qui concerne Marquez et Suarez, flanqués du polyvalent Mercado et de Vidrio. L'attaque reste mon principal souci. La sélection de Caballero a fait sensation dans la presse. Il est né en Argentine mais il joue depuis des années au Mexique, dont il est devenu citoyen. Ce n'est pas la première fois que le Mexique aligne des étrangers naturalisés. En 1930, l'équipe comptait un Péruvien, Lores, et un Espagnol, Lopez Herranz".