"Sachant que le Brésil est dans notre groupe, nous nous attendons à des difficultés. Les nations qui sont versées dans le même groupe que le Brésil, l'Argentine et la France savent qu'elle se battent pour la deuxième place qualificative. Dans notre poule, nous serons opposés à la Turquie et au Costa Rica pour ce sésame. Ce sera difficile. Je ne dois pas vous faire de dessin. C'est sans doute la Turquie qui a signé la plus belle progression ces dernières années. Je considère le Costa Rica comme la meilleure formation d'Amérique Centrale. Il a été brillant en Cop...

"Sachant que le Brésil est dans notre groupe, nous nous attendons à des difficultés. Les nations qui sont versées dans le même groupe que le Brésil, l'Argentine et la France savent qu'elle se battent pour la deuxième place qualificative. Dans notre poule, nous serons opposés à la Turquie et au Costa Rica pour ce sésame. Ce sera difficile. Je ne dois pas vous faire de dessin. C'est sans doute la Turquie qui a signé la plus belle progression ces dernières années. Je considère le Costa Rica comme la meilleure formation d'Amérique Centrale. Il a été brillant en Copa America. Dur, dur. Notre qualification pour le deuxième tour dépend de plusieurs facteurs, comme le niveau de nos meilleurs joueurs. Je pense surtout à Fan Zhiyi, Li Weifeng et Qi Hong. Ce dernier a inscrit plusieurs buts décisifs durant les éliminatoires. Notre principal handicap demeure notre manque d'expérience au niveau international. C'est pour ça que les joueurs qui ont émigré dans des championnats européens sont si importants. Zhiyi a quitté Cristal Palace pour Dundee, en Ecosse, et nous avons deux hommes en D2 allemande: Yang Chen à l'Eintracht Francfort et Xie Hui à Aix-la-Chapelle. J'ai tenté de compenser ce manque d'expérience en demandant à la fédération chinoise d'organiser le plus de matches amicaux possible. En deux ans et demi, nous avons disputé 25 matches, contre des formations très différentes, afin d'être confrontés à des styles de jeu variés. Je pense qu'ainsi, nous ne pourrons pas nous faire surprendre par une quelconque tactique durant le Mondial. Notre avantage est aussi notre handicap. Comme tous leurs compatriotes, les footballeurs chinois sont incroyablement disciplinés. Ils ont l'esprit d'équipe. Bien que le football soit un sport collectif, il requiert parfois une action individuelle pour faire la différence. Sur ce plan, le footballeur chinois moyen assume trop peu ses responsabilités. Même les plus talenteux redoutent de prendre des initiatives.Tout ira bien si nous retrouvons le niveau de la deuxième partie des qualifications. N'oubliez pas que nous avons gagné 12 de nos 14 matches, ne concédant qu'une seule défaite pour un goal-average de 38-5. En partant de ces chiffres, la Chine n'est pas dépourvue de chances, même si ce ne sera pas facile.Si la Chine atteignait le deuxième tour, ce serait une fameuse surprise. Je ne crois guère aux surprises à ce niveau. Ce sont quand même presque toujours les mêmes qui se retrouvent au bout du tournoi. Evidemment, il y a eu la Croatie en 1998 et la Suède en 1994. Cette fois, peut-être le Cameroun ou le Portugal peuvent-ils rééditer un exploit du même calibre.Je ne me lamente pas sur notre sort. Chacun est placé dans les mêmes conditions. Elles ne sont jamais idéales. Il y a toujours un grain de sable quelque part. Je ne cherche pas d'excuses. Je suis sûr d'une chose: nous allons jouer sur les meilleurs terrains de l'histoire de la Coupe du Monde".