"Notre groupe est intéressant puisqu'il oppose trois styles de jeu radicalement différents. Le Brésil constitue l'obstacle le plus difficile à négocier. Si nous nous en sortons bien, nous ne serons pas dépourvus de perspectives. La Turquie pratique un football passionné. Ses supporters sont impatients, ce qui est sans doute un inconvénient. La Chine est évidemment une grande inconnue. Quoi qu'il en soit, nous ne nous qualifierons pas les doigts dans le nez, comme en 1990.
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"Notre groupe est intéressant puisqu'il oppose trois styles de jeu radicalement différents. Le Brésil constitue l'obstacle le plus difficile à négocier. Si nous nous en sortons bien, nous ne serons pas dépourvus de perspectives. La Turquie pratique un football passionné. Ses supporters sont impatients, ce qui est sans doute un inconvénient. La Chine est évidemment une grande inconnue. Quoi qu'il en soit, nous ne nous qualifierons pas les doigts dans le nez, comme en 1990.Il s'agit de la deuxième qualification du Costa Rica pour un Mondial. Nous nous rendons en Asie avec un bon pressentiment. Nous partons à temps, aussi. Je pense que l'acclimatation des équipes jouera un rôle décisif. Nous sommes sur place trois semaines avant le coup d'envoi. Nous serons donc bien préparés. Je ne pense pas que la pluie et le taux d'humidité causeront des problèmes aux joueurs du Costa Rica. Notre pays compte des régions extrêmement humides aussi.Une Coupe du Monde constitue une fête. Nous sommes heureux d'y participer. Nous voulons profiter de chaque instant. Le chemin de la qualification a été très long. Quand j'ai accepté ce poste, je savais que l'équipe avait un bon potentiel. Mes joueurs veulent faire leurs preuves. Nous avons terminé en tête le tour préliminaire de la Concacaf, avec le meilleur goal-average. Ça souligne les qualités du football costaricain.Je pense que nous ferons bonne figure. Nous avons d'excellents joueurs. Le gardien Erick Lonnis, le défenseur Gilbero Martinez, les médians Mauricio Solis et Rolando Fonseca, ainsi que les attaquants Paulo Wanchope et Ronald Gomez sont nos piliers. On ne parle que de Wanchope. Je peux le comprendre. Chaque équipe a un joueur qui fait fonction de symbole. Chez nous, c'est Wanchope. Il a repris le rôle tenu par Hernan Medford dans la génération précédente. Wanchope a fait ses preuves en Angleterre, dans un championnat très relevé. Toutefois, je crois que le monde va bientôt découvrir que le Costa Rica a d'autres bons joueurs. Le Costaricain est d'un naturel discipliné et décidé. Il est donc agréable de travailler avec cette équipe. Techniquement, ils atteignent tous un excellent niveau. Le football est très important, au Costa Rica. Chaque ville a une église et un terrain de football. Ça veut tout dire.Mais qui est le meilleur footballeur du monde? Je n'en vois aucun émerger vraiment, comme ce fut le cas dans le passé. Plusieurs joueurs peuvent revendiquer le statut de superstar: Raul, Figo, Owen, Zidane, Rivaldo, Veron. Ils ont toutefois besoin que leur équipe joue en fonction d'eux pour briller. Je préfère en fait ne pas m'exprimer au sujet d'individus. Le football est un sport d'équipe, maintenant plus que jamais. Quant au titre, il se jouera entre la France, l'Argentine, le Brésil et le Portugal. Les Lusitaniens ont déjà montré ce dont ils étaient capables. Le Portugal aligne une formidable génération de joueurs".