Même sans club belge, la Champions League reste séduisante. Depuis le début de la saison, Club RTL attire autant de monde pour ses matches, voire plus, que La Deux et AB3, qui diffusent l'Europa League.
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Même sans club belge, la Champions League reste séduisante. Depuis le début de la saison, Club RTL attire autant de monde pour ses matches, voire plus, que La Deux et AB3, qui diffusent l'Europa League. Un Real Madrid-Ajax Amsterdam sur Club RTL (252.534, 15.6 % de parts de marché) a plus de succès qu'un Split-Anderlecht (226.409, 13.6 %) sur AB3 ou un Villarreal-Bruges sur La Deux (134.566, 8.7 %) Comment l'expliquez-vous ?Serge Vermeiren : C'est d'abord le résultat d'une politique sportive née en 2000, année de notre première diffusion. Cela a pris du temps mais, depuis lors, nous avons créé un sentiment de fidélité chez notre public. Le téléspectateur sait que match et football de haut niveau riment avec Champions League. Et que Champions League rime avec Club RTL. Le public belge aimerait autant, voire préférerait les équipes étrangères à ses propres clubs ? Non car la présence d'un club belge en Champions League met tout le monde d'accord et suffit pour battre des records d'audience. Même les non-amateurs de foot s'y intéressent. C'est pareil pour l'équipe nationale. Mais la force de la Champions League, c'est son schéma de base. L'UEFA a instauré un cadre qui se répète d'année en année. Le téléspectateur sait à l'avance ce qu'il va voir. Et il aime être fidélisé. On ne retrouve pas ces mêmes références dans d'autres compétitions, même si l'Europa League s'adapte. Il y a désormais un logo, des séquences récurrentes,... pour cibler le produit. Autre constat : il n'y a pas de désertion massive après le direct, au moment des résumés. Un exemple, après Ajax-AC Milan (200.944, 11.8 % de parts de marché), il y a encore 159.926 personnes (16.9 %) pour le résumé d'Auxerre-Real. La chaine augmente même sa part de marché. Cela prouve que le public est curieux et veut voir les buts des autres matches, connaître l'évolution des stars, etc. En Champions League, il y a de superbes affiches que nous ne pouvons pas montrer par choix ou des affrontements qui se terminent avec six ou sept buts. C'est pourquoi nous avons essayé de dynamiser l'après soirée avec l'image du jour, deux larges résumés, des arrêts sur des actions bien précises,... Bémol : les francophones aiment aussi regarder la compétition sur des chaînes étrangères. Lors de Chelsea-Marseille, il y avait plus de 106.000 personnes sur TF1. C'est une grosse perte. On doit accepter la présence de TF1 et le fait que les gens peuvent choisir un autre match que celui que nous leur proposons. Mais TF1 ne nous dérange pas tant que nos audiences sont meilleures.