Liverpool a disputé deux finales européennes contre le Club Bruges. Elles auraient dû être au nombre de trois car en 1977, le Club a trébuché en quarts de finale contre le Borussia Mönchengladbach, le futur finaliste perdant. Georges Leekens, qui a joué deux finales sous le maillot du Club, s'en souvient très bien : " Nous contrôlions parfaitement le match retour quand j'ai voulu remettre un ballon de la tête. Notre gardien, Birger Jensen, est brusquement sorti trop loin et au lieu de toucher le ballon, il m'a heurté à la tête. Je vois toujours ce ballon rouler lentement au-delà de la ligne de but... " ...

Liverpool a disputé deux finales européennes contre le Club Bruges. Elles auraient dû être au nombre de trois car en 1977, le Club a trébuché en quarts de finale contre le Borussia Mönchengladbach, le futur finaliste perdant. Georges Leekens, qui a joué deux finales sous le maillot du Club, s'en souvient très bien : " Nous contrôlions parfaitement le match retour quand j'ai voulu remettre un ballon de la tête. Notre gardien, Birger Jensen, est brusquement sorti trop loin et au lieu de toucher le ballon, il m'a heurté à la tête. Je vois toujours ce ballon rouler lentement au-delà de la ligne de but... " Pourtant, le Club avait fait de sa campagne 1976-1977 un objectif majeur, rappelle Leekens : " L'année précédente, nous avions perdu de justesse contre Liverpool, par aller-retour. Nous nous étions juré de nous requalifier pour la finale suivante. " Finalement, le Club a eu sa finale, dans l'épreuve la plus prestigieuse même, mais il l'a perdue à Wembley en 1978 sur le score de 1-0. Il reste le seul club belge à avoir joué une finale de Ligue des Champions. Leekens : " En 1978, Liverpool était meilleur. Nous étions sur les rotules. Nous étions privés de Raoul Lambert, qui s'est blessé en demi-finales contre la Juventus, comme moi, mais j'ai pu jouer, sur une jambe. Je voulais à tout prix participer à ce match. " Deux ans plus tôt, le Club avait joué contre ce même Liverpool ses deux meilleures joutes européennes de tous les temps. " Nous avions joué franchement et tenté notre chance. Après un quart d'heure, c'était 0-2. C'était un petit miracle face à une équipe du niveau de Liverpool, surtout en Angleterre. Avant le match, Ernst Happel s'est dirigé vers le kop de Liverpool pour bien montrer qu'il n'avait pas peur. Nous l'avons imité. La principale qualité d'Happel, c'était son assurance. Il avait un coeur en or mais il montrait un visage différent en public. Sur le terrain, il nous accordait une grande latitude. Nous devions trouver nous-mêmes des solutions. Nous en étions capables car l'équipe recelait beaucoup de qualités. De facto, j'en étais le seul véritable défenseur. Ceux qui m'entouraient montaient constamment mais nous récupérions le ballon très haut. En 1976, à Liverpool, nous avons commis une erreur : nous n'avons pas réussi le 0-3. Nous avons heurté la latte et nous avons encaissé un but contesté sur coup franc, ce qui a permis à Liverpool de faire 3-2. Au match aller, nous avions rapidement obtenu un penalty. Happel avait demandé, dans ce cas, de le botter en deux temps, à la Coppens ou Cruijff, mais Raoul Lambert l'a botté directement, comme d'habitude. Liverpool a égalisé 1-1. La différence entre les deux équipes était minime. Nous nous valions mais les Reds ont fait la différence aux moments décisifs. " Liverpool représentait l'élite absolue en Europe mais le Club alignait des joueurs de classe mondiale, trouve Leekens : " Birger Jensen était déjà un gardien de ce niveau. Raoul Lambert est le footballeur le plus efficace avec lequel j'ai joué. Mais le meilleur de l'époque, c'était Ulrich Le Fevre, doté d'un fameux bagage technique. "