Le subtop européen

Pour la troisième fois en quatre ans, le Club Bruges s'est qualifié pour la phase de poules de la Ligue des Champions. Comme l'an dernier, il espère en sortir. Au cours de la période des transferts, il y a eu beaucoup de mouvements avec des clubs anglais, et pas seulement dans le sens des départs. Un nouveau complexe d'entraînement à la pointe de la technologie sera inauguré le 11 septembre à Knokke en présence de nombreuses personnalités.

Bruges veut devenir un club du subtop européen et cela se sent dans tout ce qu'il entreprend. Etre juste sous les meilleurs et devenir un de leurs partenaires fiables lors des négociations : Bart Verhaeghe veut que des clubs comme Liverpool ou Tottenham prennent ses collaborateurs au sérieux. En cas de réforme des coupes européennes, Bruges veut être dans le coup. Les clubs belges n'auront pas voix au chapitre dans les discussions mais le Club veut avoir son mot à dire sur le terrain.

Philippe Clement a directement posé sa griffe sur l'équipe. On est plus proche de Michel Preud'homme ou de Trond Sollied, avec un jeu très vertical, de la vitesse, des triangles et de la profondeur. Pas de défense à trois avec des arrières latéraux postés très haut mais un 4-3-3 à l'ancienne. C'est solide derrière, Simon Deli fait moins dans la dentelle que Stefano Denswil mais son placement est bien meilleur. Le jour où Brandon Mechele sera délivré de ses problèmes physiques, Bruges pourra compter sur un duo avec lequel il pourra aller à la guerre. Clinton Mata jouera à nouveau sur le flanc droit tandis que Federico Ricca doit s'impose à gauche.

Bruges veut devenir un club du subtop européen et cela se sent dans tout ce qu'il entreprend.

Prêt physiquement

A Bruges, on est très content de Mats Rits, mais on a tout de même cherché un vrai numéro 6. Ça peut paraître contradictoire mais ça ne l'est pas. Rits est un joueur du même style qu' ElishaOwusu (Gantoise), Sander Berge (Genk) ou Sven Kums (Gantoise) : un médian défensif fort balle au pied et à la construction mais un peu moins au duel. Berge peut encore se prévaloir d'être grand et puissant mais Rits pas. Ce n'est pas un hasard si, la saison dernière, Marvelous Nakamba a été titulaire dans cinq des six matches européens.

Bruges a longtemps cherché un joueur de son profil, et l'a finalement trouvé avec Eder Balanta, pour faire la différence sur le plan européen et dans les matches au sommet en Belgique, même si Rits s'est presque toujours bien débrouillé la saison dernière. Il ne faut pas oublier que dans un club offensif, qui a dû mettre Genk sous pression et prendre des risques en play-offs, tous les joueurs qui étaient devant lui étaient des offensifs. Les flancs surtout ( Dennis, Diatta, Danjuma) mais aussi le trio Vanaken, Vormer, Schrijvers. Difficile de colmater toutes les brèches dans ces conditions et Nakamba n'avait pas toujours la discipline tactique nécessaire.

Fraîcheur offensive

Contrairement à Anderlecht, Bruges a beaucoup de monde devant. Et surtout, ses joueurs sont efficaces en profondeur. Dans l'attente du retour de Diatta - finaliste de la Coupe d'Afrique avec le Sénégal - Dennis a pu se mettre en évidence. L'été, il est souvent bon. Il y a deux ans, c'était la révélation. La saison dernière, Danjuma avait été bon en août aussi. Généralement, les nouveaux s'intègrent très rapidement. C'est aussi le cas de David Okereke, sorti de l'anonymat d'un club italien. S'il continue sur sa lancée, il prendra rapidement la direction de la Premier League.

IN/OUT

IN

Kossounou (Hammarby IF, Swe), Sobol (Shakhtar Donetsk, Ukr), Sagna (Cayor Foot, Sen), Okereke (Spezia Calcio, Ita), Deli (SK Slavia Prague, Cze), Tau (Brighton & Hove Albion, Eng), Mignolet (FC Liverpool, Eng), Balanta (FC Bâle, Sui), Diagne (Galatasaray SK, Tur).

OUT

Decarli (VfL Bochum, Ger), Wesley & Nakamba (Aston Villa, Eng), Gabriel (Waasland-Beveren), Hubert (Cercle Bruges), Denswil (Bologna, Ita), McGree (Adelaide United, Aus), Van Landschoot (NEC, Ned), Poulain (Kayserispor, Tur), Danjuma (AFC Bournemouth, Eng), Peres (Santos FC, Bra), Amrabat (Hellas Verona, Ita), Letica (SPAL, Ita), Vanlerberghe (YR KV Malines), Schoonbaert (Lommel SK), Baiye (Clermont Foot 63, Fra), Rezaei (Charleroi).

À suivre Simon Mignolet

Quatre ans après le départ de Mathew Ryan à Valence, Bruges a enfin trouvé son successeur. Bolat, Bruzzese, Butelle, Horvath, Hubert, Gabulov, Vermeer, Letica,... Tous ont reçu leur chance mais aucun d''entre eux n'a donné totale satisfaction. Cette fois, le pari semble fonctionner. Dès son premier mois, Simon Mignolet a démontré pourquoi il était dans le noyau de l'équipe nationale depuis des années : il est fiable et dégage de la sérénité. De plus, il est pro jusqu'au bout des ongles. Et après deux ans dans l'ombre à Liverpool, il a envie de jouer.

Ce transfert, Bruges le doit un peu à Roberto Martínez et à la proximité de l'EURO. A la situation de Thibaut Courtois à Madrid aussi ainsi qu'à la concurrence de Koen Casteels et Matz Sels, titulaires indiscutables en Allemagne et en France. Avec quatre gardiens pour trois places, Mignolet se devait de rester dans le coup. En mai, Martinez lui avait dit qu'il faudrait qu'il joue, sous peine de reculer dans la hiérarchie. Car il ne pouvait pas ignorer Casteels et Sels. Mais si Mignolet a choisi Bruges, c'est aussi parce que ce club est désormais plus prestigieux

Terriblement ambitieux

Mignolet a changé de club car il savait qu'il n'avait aucune chance de prendre la place d' Alisson Becker chez les Reds. Les tout grands clubs ne comptent manifestement pas sur lui, il avait déjà eu l'occasion de s'en apercevoir l'an dernier. Un club du subtop, comme Benfica ou Porto, peut-être. Mais ces clubs sont parfois instables et les choses peuvent changer très vite après une élection présidentielle. C'est alors que Bruges est entré dans la danse. Un bon contrat de longue durée a fait le reste. C'est ainsi que Mignolet, toujours terriblement ambitieux, est revenu en Belgique après neuf saisons passées en Angleterre. Il avait quitté St-Trond gratuitement en 2010 et il revient avec beaucoup d'expérience suite à ses passages par Sunderland (3 ans) et Liverpool (6 ans).

Pour la troisième fois en quatre ans, le Club Bruges s'est qualifié pour la phase de poules de la Ligue des Champions. Comme l'an dernier, il espère en sortir. Au cours de la période des transferts, il y a eu beaucoup de mouvements avec des clubs anglais, et pas seulement dans le sens des départs. Un nouveau complexe d'entraînement à la pointe de la technologie sera inauguré le 11 septembre à Knokke en présence de nombreuses personnalités. Bruges veut devenir un club du subtop européen et cela se sent dans tout ce qu'il entreprend. Etre juste sous les meilleurs et devenir un de leurs partenaires fiables lors des négociations : Bart Verhaeghe veut que des clubs comme Liverpool ou Tottenham prennent ses collaborateurs au sérieux. En cas de réforme des coupes européennes, Bruges veut être dans le coup. Les clubs belges n'auront pas voix au chapitre dans les discussions mais le Club veut avoir son mot à dire sur le terrain. Philippe Clement a directement posé sa griffe sur l'équipe. On est plus proche de Michel Preud'homme ou de Trond Sollied, avec un jeu très vertical, de la vitesse, des triangles et de la profondeur. Pas de défense à trois avec des arrières latéraux postés très haut mais un 4-3-3 à l'ancienne. C'est solide derrière, Simon Deli fait moins dans la dentelle que Stefano Denswil mais son placement est bien meilleur. Le jour où Brandon Mechele sera délivré de ses problèmes physiques, Bruges pourra compter sur un duo avec lequel il pourra aller à la guerre. Clinton Mata jouera à nouveau sur le flanc droit tandis que Federico Ricca doit s'impose à gauche. A Bruges, on est très content de Mats Rits, mais on a tout de même cherché un vrai numéro 6. Ça peut paraître contradictoire mais ça ne l'est pas. Rits est un joueur du même style qu' ElishaOwusu (Gantoise), Sander Berge (Genk) ou Sven Kums (Gantoise) : un médian défensif fort balle au pied et à la construction mais un peu moins au duel. Berge peut encore se prévaloir d'être grand et puissant mais Rits pas. Ce n'est pas un hasard si, la saison dernière, Marvelous Nakamba a été titulaire dans cinq des six matches européens. Bruges a longtemps cherché un joueur de son profil, et l'a finalement trouvé avec Eder Balanta, pour faire la différence sur le plan européen et dans les matches au sommet en Belgique, même si Rits s'est presque toujours bien débrouillé la saison dernière. Il ne faut pas oublier que dans un club offensif, qui a dû mettre Genk sous pression et prendre des risques en play-offs, tous les joueurs qui étaient devant lui étaient des offensifs. Les flancs surtout ( Dennis, Diatta, Danjuma) mais aussi le trio Vanaken, Vormer, Schrijvers. Difficile de colmater toutes les brèches dans ces conditions et Nakamba n'avait pas toujours la discipline tactique nécessaire. Contrairement à Anderlecht, Bruges a beaucoup de monde devant. Et surtout, ses joueurs sont efficaces en profondeur. Dans l'attente du retour de Diatta - finaliste de la Coupe d'Afrique avec le Sénégal - Dennis a pu se mettre en évidence. L'été, il est souvent bon. Il y a deux ans, c'était la révélation. La saison dernière, Danjuma avait été bon en août aussi. Généralement, les nouveaux s'intègrent très rapidement. C'est aussi le cas de David Okereke, sorti de l'anonymat d'un club italien. S'il continue sur sa lancée, il prendra rapidement la direction de la Premier League. IN Kossounou (Hammarby IF, Swe), Sobol (Shakhtar Donetsk, Ukr), Sagna (Cayor Foot, Sen), Okereke (Spezia Calcio, Ita), Deli (SK Slavia Prague, Cze), Tau (Brighton & Hove Albion, Eng), Mignolet (FC Liverpool, Eng), Balanta (FC Bâle, Sui), Diagne (Galatasaray SK, Tur). OUT Decarli (VfL Bochum, Ger), Wesley & Nakamba (Aston Villa, Eng), Gabriel (Waasland-Beveren), Hubert (Cercle Bruges), Denswil (Bologna, Ita), McGree (Adelaide United, Aus), Van Landschoot (NEC, Ned), Poulain (Kayserispor, Tur), Danjuma (AFC Bournemouth, Eng), Peres (Santos FC, Bra), Amrabat (Hellas Verona, Ita), Letica (SPAL, Ita), Vanlerberghe (YR KV Malines), Schoonbaert (Lommel SK), Baiye (Clermont Foot 63, Fra), Rezaei (Charleroi). Quatre ans après le départ de Mathew Ryan à Valence, Bruges a enfin trouvé son successeur. Bolat, Bruzzese, Butelle, Horvath, Hubert, Gabulov, Vermeer, Letica,... Tous ont reçu leur chance mais aucun d''entre eux n'a donné totale satisfaction. Cette fois, le pari semble fonctionner. Dès son premier mois, Simon Mignolet a démontré pourquoi il était dans le noyau de l'équipe nationale depuis des années : il est fiable et dégage de la sérénité. De plus, il est pro jusqu'au bout des ongles. Et après deux ans dans l'ombre à Liverpool, il a envie de jouer. Ce transfert, Bruges le doit un peu à Roberto Martínez et à la proximité de l'EURO. A la situation de Thibaut Courtois à Madrid aussi ainsi qu'à la concurrence de Koen Casteels et Matz Sels, titulaires indiscutables en Allemagne et en France. Avec quatre gardiens pour trois places, Mignolet se devait de rester dans le coup. En mai, Martinez lui avait dit qu'il faudrait qu'il joue, sous peine de reculer dans la hiérarchie. Car il ne pouvait pas ignorer Casteels et Sels. Mais si Mignolet a choisi Bruges, c'est aussi parce que ce club est désormais plus prestigieux Mignolet a changé de club car il savait qu'il n'avait aucune chance de prendre la place d' Alisson Becker chez les Reds. Les tout grands clubs ne comptent manifestement pas sur lui, il avait déjà eu l'occasion de s'en apercevoir l'an dernier. Un club du subtop, comme Benfica ou Porto, peut-être. Mais ces clubs sont parfois instables et les choses peuvent changer très vite après une élection présidentielle. C'est alors que Bruges est entré dans la danse. Un bon contrat de longue durée a fait le reste. C'est ainsi que Mignolet, toujours terriblement ambitieux, est revenu en Belgique après neuf saisons passées en Angleterre. Il avait quitté St-Trond gratuitement en 2010 et il revient avec beaucoup d'expérience suite à ses passages par Sunderland (3 ans) et Liverpool (6 ans).