A lessandro Cordaro ne veut rien confirmer mais tout indique qu'il a déjà signé pour les trois prochaines saisons à Charleroi. Son agent de longue date est en pétard avec la direction carolo et il a été évincé quand Cordaro est allé discuter au Mambourg : " C'est sûr et certain, le contrat est signé. " Mogi Bayat a confié à un cadre de son équipe que tout était réglé. Alain Lommers, le directeur de Mons : " Apparemment, il ...

A lessandro Cordaro ne veut rien confirmer mais tout indique qu'il a déjà signé pour les trois prochaines saisons à Charleroi. Son agent de longue date est en pétard avec la direction carolo et il a été évincé quand Cordaro est allé discuter au Mambourg : " C'est sûr et certain, le contrat est signé. " Mogi Bayat a confié à un cadre de son équipe que tout était réglé. Alain Lommers, le directeur de Mons : " Apparemment, il a signé. Si c'est le cas, nous pouvons attaquer Charleroi en justice car un club n'a le droit de contacter un joueur que dans les six mois qui précèdent la fin de son contrat. Or, Cordaro n'est pas vraiment en fin de contrat puisqu'il y a une option de deux ans que nous pouvons lever avant la fin du mois de mars. " Les options dans les contrats de footballeur provoquent souvent des problèmes. En fin de saison passée, quatre joueurs de Mons ont attaqué le club parce qu'ils contestaient une option : Didier Zoko, Daré Nibombé, Benjamin Nicaise et Adriano Duarte. Mons s'est adressé à la justice pour réclamer une indemnité à Nibombé et Duarte (pour lequel Gand a quand même versé une petite somme de transfert). Les affaires sont en cours. Avec Nicaise, tout le monde s'est arrangé quand il a été versé dans un " pot commun " (dixit Lommers) avec Wilfried Dalmat et que les deux joueurs sont partis au Standard. Une option doit répondre à plusieurs conditions : la durée totale (contrat + option) ne peut pas dépasser cinq ans. Et une convention collective passée en 2006 stipule qu'en cas de levée d'option, le salaire fixe d'application pendant le contrat original doit être augmenté de 15 %, et les primes de 5 %. La situation de Cordaro ne répond pas à ces critères : il fait sa quatrième saison à Mons et l'option est de deux ans (on arrive ainsi à un total de six saisons), et la règle des 15 %-5 % n'est pas inscrite dans son contrat. Aucune chance pour Mons, donc ? " Pas nécessairement ", dit Lommers. " La première des quatre années du contrat de Cordaro était en D2, nous ne tenons compte que de la D1 et nous considérons donc qu'il n'a fait que trois ans de contrat. Ainsi, on ne dépasse pas les cinq saisons. Et pour ce qui est du salaire, son contrat prévoit des chiffres bien définis à partir de la levée de l'option. Quand ce contrat a été signé, la convention collective n'avait pas encore été passée. Mais tout cela est discutable et la justice devra peut-être trancher. "pierre danvoye