A la Ligue Pro, les solutions les plus simples sont rarement envisagées, faute de dialogue minimal. La preuve en fut encore apportée lors de la dernière assemblée générale en fin de semaine dernière. En prologue à celle-ci, Michel Verschueren, au nom de l'informel G5, demanda aux autres clubs de faire preuve d'une plus grande solidarité au sein de la Ligue. Mister M ne vint pas les mains vides. Pour apaiser les esprits, i...

A la Ligue Pro, les solutions les plus simples sont rarement envisagées, faute de dialogue minimal. La preuve en fut encore apportée lors de la dernière assemblée générale en fin de semaine dernière. En prologue à celle-ci, Michel Verschueren, au nom de l'informel G5, demanda aux autres clubs de faire preuve d'une plus grande solidarité au sein de la Ligue. Mister M ne vint pas les mains vides. Pour apaiser les esprits, il déclara que les grands clubs renoncent à leur projet de championnat en Bénéligue et à une réduction de la D1 à 14 clubs. En cours de séance, la mise à disposition de la Ligue par Jean-Marie Philips de son mandat au comité exécutif est rejeté. La manoeuvre aurait dû profiter à Verschueren (72 ans). Mais l'essentiel du rejet de l'initiative ne vient pas de la Ligue mais de l'Union Belge, comité exécutif et Commission nationale d'études (CNE), qui rappelle que les règlements concernant la limite d'âge (pas de nouveau mandat après 70 ans) ne peuvent en aucun cas être transgressés. La goutte qui fait déborder le vase du G5 est versée par la suite. Les deux membres francophones du comité de direction de la Ligue n'ont plus d'attache avec la D1 : GinoGylain (ex-Mouscron) est revenu dans la capitale et Jean-Claude Verebist (ex-Mons) est actuellement SCF (sans club fixe). Il faut pourvoir à leur remplacement par deux autres membres francophones. Ils sont cinq candidats : Roland Louf (La Louvière), Alain Denis (Mouscron), Pierre François (Standard), AlainLommers (Mons) et Pierre-Yves Hendrickx (Charleroi). Les petits clubs élisent Louf et Denis. Exit le candidat du G5, François. Les petits clubs ont commis une faute diplomatique en vexant le G5, dont les membres ont immédiatement quitté la séance. Pour éviter ce genre d'incidents, la solution est pourtant simple. Il existe des balises règlementaires pour éviter les problèmes linguistico-communautaires à la Ligue Pro. On pourrait les transposer au niveau de la puissance des clubs. En disant par exemple que les clubs ayant un budget supérieur à un montant précis doivent être représentés dans les organes officiels de la Ligue et de l'UB. D'autres critères pourraient être pris en compte comme les dernières participations en Coupe d'Europe. Mais le Standard pourrait ne pas être d'accord. (G. Lassoie)G. Lassoie