Palmeiras-Botafogo. Cette rencontre ne vous dit peut-être rien mais ce fut la dernière de Zé Roberto. L'ancien joueur de Leverkusen, du Bayern Munich et de la Seleção oeuvrait à ses derniers faits d'armes dans son pays natal, à Palmeiras. Du haut de ses 43 ans, le milieu de terrain, reconverti en latéral gauche, restera un monument du football brésilien et un exemple pour les jeunes qui rêvent ...

Palmeiras-Botafogo. Cette rencontre ne vous dit peut-être rien mais ce fut la dernière de Zé Roberto. L'ancien joueur de Leverkusen, du Bayern Munich et de la Seleção oeuvrait à ses derniers faits d'armes dans son pays natal, à Palmeiras. Du haut de ses 43 ans, le milieu de terrain, reconverti en latéral gauche, restera un monument du football brésilien et un exemple pour les jeunes qui rêvent de devenir footballeurs. Avant la rencontre, le capitaine d'un soir du club de São Paulo a tenu un discours plein d'émotion : " Même si j'ai essayé de prolonger un moment comme celui-ci au maximum, je savais que ce jour allait arriver. Vous savez pourquoi ? Parce que nous ne sommes que de passage. J'ai vécu ici intensément. Le football a été ma vie. J'avais l'espoir, quand j'étais enfant et que je jouais pieds nus dans la rue, de devenir un jour footballeur. J'ai réalisé ce rêve. J'ai eu des succès. J'ai atteint mon maximum. J'ai vécu ces moments-là intensément, parce que cela passe vite. Si je n'ai plus la chose la plus importante de ma vie, mais plus que les médailles, le jeu va à la poubelle. Vous savez pourquoi ? Parce qu'un jour, on finit par les oublier. Mais ce que je veux laisser ici ce soir, c'est un héritage. Je sais que si cet héritage rentre dans ta maison, il va contaminer ton fils. Si ton fils est contaminé, il va contaminer le quartier. Si le quartier est contaminé, il va contaminer la ville. Si la ville est contaminée, elle va contaminer le Brésil. Un pays qui a besoin d'idoles, d'exemples. Je voudrais vous demander quelque chose : jouez pour moi ce soir, et soyons heureux. " Tout du long, on peut voir les membres du club avoir du mal à contenir leurs larmes. Ses coéquipiers, galvanisés par ce discours, ont remporté la rencontre 2-0. Il aura à jamais marqué l'histoire du football brésilien et européen de par sa combativité et son pied gauche magique. Et avec ce discours, il aura marqué les esprits des fans et des joueurs présents dans le vestiaire.