Dans LeSoir daté du 28 mai 1965, Jacques Hereng revenait sur l'exclusion de Roger Claessen au cours de la première prolongation : " Je me suis précipité vers le juge de touche. J'avais les bras ouverts pour lui indiquer de combien la balle avait pénétré dans le but et non pour le frapper. J'ai alors glissé sur le gazon humide et je l'ai heurté de la poitrine. Je n'avais aucune intention malveillante. "
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Dans LeSoir daté du 28 mai 1965, Jacques Hereng revenait sur l'exclusion de Roger Claessen au cours de la première prolongation : " Je me suis précipité vers le juge de touche. J'avais les bras ouverts pour lui indiquer de combien la balle avait pénétré dans le but et non pour le frapper. J'ai alors glissé sur le gazon humide et je l'ai heurté de la poitrine. Je n'avais aucune intention malveillante. " L'arbitre Frans Geluck précisait : " J'ai vu Claessen se lancer vers mon juge de touche et le bousculer violemment. " Quant au juge de touche, Van Hellemont, il affirmait : " La balle n'avait pas franchi la ligne au moment où Jean Trappeniers l'a cueillie. Claessen s'est ensuite dirigé vers moi et m'a bousculé de la poitrine. Il ne m'a cependant pas frappé. " Le rapport de Geluck fut corsé et il fut alors question de coups et cette exclusion fit longtemps couler beaucoup d'encre. Décédé le 3 octobre 1982, à 41 ans, Claessen est revenu sur cette fameuse finale de 1965 dans le livre de Christian Hubert, Roger-la Honte (Editions Arts et Voyages/ Gamma). L'ancien buteur des Rouches y est précis : " Le ballon avait effectivement franchi la ligne. Geluck ne pouvait pas le voir, mais le juge de touche bien. Vous pensez bien que mon sang n'a fait qu'un tour. Je me suis précipité vers M. Van Hellemont, mais je n'ai pas eu le temps de lui dire ma façon de penser : il m'avait déjà donné un coup de pied et un coup de drapeau. Il a bien sûr prétendu le contraire et j'ai ramassé neuf mois de suspension, ramenés à sept mois en appel. Avec le recul, le but annulé, cela m'est égal mais prétendre que je l'avais frappé alors que c'était le contraire, c'est une injustice qui me donne la nausée. " Dans le même livre, il est fait état des propos d'un jeune arbitre, spectateur de la finale. Selon lui, Van Hellemont, qui donne des cours d'arbitrage aux nouveaux candidats du Brabant, dont il faisait partie, leur signala un jour que lorsqu'un joueur court vers l'arbitre avec des intentions qui paraissent méchantes, il ne faut pas attendre qu'il vous cogne mais, au contraire, frapper le premier. Surprenant... Dans une lettre adressée au Standard, l'élève arbitre ajoute : " Je me tiens à votre disposition si vous estimez que mon témoignage pourrait vous venir en aide car, même si ma licence d'arbitre doit m'être retirée pour cette disposition, je tiens à dire la vérité. "