Depuis la reprise du championnat, en janvier, le Standard n'en finit plus d'accumuler les matches nuls. Celui concédé à Genk était le cinquième d'affilée. Et, depuis qu'une victoire rapporte trois points, un partage est souvent assimilé à un semi-échec. Au point que la série des Rouches, tout de même exceptionnelle, de 15 matches sans défaite, a tendance à être sous-estimée. Car, à force d'abandonner, deux par deux, des unités en cours de route, les hommes de DominiqueD'Onofrio voient fondre sur eux leurs poursuivants, à commencer par Bruges, qui n'a encore utilisé qu'un seul de ses trois renforts (le Brésilien Victor) mais avec quelle efficacité ! Et la deuxième place, qualificat...

Depuis la reprise du championnat, en janvier, le Standard n'en finit plus d'accumuler les matches nuls. Celui concédé à Genk était le cinquième d'affilée. Et, depuis qu'une victoire rapporte trois points, un partage est souvent assimilé à un semi-échec. Au point que la série des Rouches, tout de même exceptionnelle, de 15 matches sans défaite, a tendance à être sous-estimée. Car, à force d'abandonner, deux par deux, des unités en cours de route, les hommes de DominiqueD'Onofrio voient fondre sur eux leurs poursuivants, à commencer par Bruges, qui n'a encore utilisé qu'un seul de ses trois renforts (le Brésilien Victor) mais avec quelle efficacité ! Et la deuxième place, qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions, qui semblait quasiment promise aux Liégeois avant la trêve, est de plus en plus remise en jeu. " J'ai toujours su que Bruges reviendrait ", affirme le coach de Sclessin. " Il ne fallait pas croire qu'on allait ainsi se balader jusqu'à la fin du championnat et larguer le troisième classé à 15 points. En ce qui concerne le partage à Genk, j'estime qu'il est équitable. Une fois de plus, malheureusement, on a vu un Standard à deux visages. En première mi-temps, nous avons témoigné de trop de respect envers l'adversaire. Il y avait trop peu de duels gagnés, trop de mauvaises passes et trop peu d'animation dans notre jeu. Après la pause, ce fut meilleur : j'ai retrouvé plus d'agressivité dans le chef de mes joueurs. En ce qui concerne les autres matches, j'estime que nous aurions dû remporter quatre points de plus. A Lokeren et face au Lierse, notre prestation méritait davantage qu'un partage. Par contre, je ne conteste pas du tout le match nul concédé à Mons. On peut discuter sur l'endroit où la faute ayant entraîné le penalty égalisateur a été commise, mais l'arbitre a sifflé dans l'esprit du jeu, comme je voudrais que tous les referees le fassent. Et, dans l'esprit du jeu, une faute sur un attaquant qui file vers le but mérite un penalty, que le tackle ait été effectué juste en dehors ou juste dans le rectangle. Tant pis si, dans ce cas-ci, c'était à notre détriment ". Depuis la reprise, le Standard a payé un lourd tribut aux blessures, aux suspensions et à la CAN. Tout devrait rentrer dans l'ordre ces prochaines semaines, mais les points perdus ne pourront plus être récupérés. Pour séduire, le Standard a besoin d'un bon AlmamiMoreira, ce qui n'était pas le cas ces dernières semaines (il a encore dû jouer sous infiltration au stade Fenix). D'un bon EmileMpenza aussi, ce qui n'était pas davantage le cas à Genk. On peut se demander, aussi, si Emile Mpenza et Alexandros Kaklamanos sont réellement complémentaires. A priori, oui, car ils ont des qualités très différentes. Mais peut-être... trop différentes. Le Grec a besoin d'être alimenté par les flancs, afin de pouvoir utiliser son jeu de tête. Un système en 4-3-3 lui conviendrait mieux. Emile, au contraire, a besoin d'un maximum d'espace devant lui et préfère être lancé en profondeur, verticalement. Jusqu'au match contre Mouscron, la chance avait souvent souri aux Liégeois : deux points gagnés à la 94e minute (" ... et 19 secondes ", ajoutera RobertWaseige) à Charleroi, un point gagné grâce à deux buts inscrits dans les arrêts de jeu contre les Hurlus... Celle-ci semble désormais leur tourner le dos : à Mons et contre le Lierse, ce sont eux qui se sont fait rejoindre en fin de match. On a coutume d'affirmer que sur la longueur d'une compétition, tout s'équilibre. Cela semble se vérifier. " Bah ! C'est bien pour l'intérêt du championnat ", relativise Dominique D'Onofrio. On n'est pas certain qu'au fond de lui-même, il en soit ravi.Daniel Devos