Le transfert d' IzzetAkgül a été une des sagas de l'été. Une saga en plusieurs actes.

Charleroi propose à Jean-Claude Baudart, successeur d' ArmandKhaïda à la présidence de Namur, 20.000 euros pour Izzet Akgül û toujours sous contrat pour deux ans. Baudart exige 50.000 euros. Les deux clubs ne trouvent pas de terrain d'entente.

Des administrateurs provisoires sont nommés pour gérer les affaires du club éclaboussé par le scandale financier du Casino. Convaincus qu'Akgül a déjà signé au Sporting, ils adressent au joueur et au club carolo un courrier par lequel ils réclament une indemnité à Akgül (pour rupture de contrat) et à Charleroi.

Maître Laurent Denis, avocat du joueur, et Maître Jean-Pierre Deprez, défenseur du Sporting, saisissent la balle au bond : par ce courrier, l'UR Namur a mis Akgül en congé, ce qui équivaut à une rupture de contrat. Le bac se retourne sur le cochon : cette rupture a été décrétée par le club namurois, pas par le footballeur. Et, s'il n'est plus sous contrat à Namur, Akgül est donc libre de s'affilier où bon lui semble. Denis et Deprez s'adressent à l'Union Belge, qui autorise effectivement Akgül à s'affilier au Sporting. Le fameux courrier des administrateurs a fait complètement basculer la procédure.

Les administrateurs provisoires adressent une requête unilatérale (sans convoquer ni le joueur, ni le Sporting, ni l'Union Belge) au tribunal de Namur. Leur but : interdire à Akgül de s'entraîner et de jouer avec Charleroi, sous peine d'une astreinte de 10.000 euros par prestation. Le juge leur donne raison et Akgül se retrouve au chômage forcé. Il doit quitter ses nouveaux coéquipiers en pleine campagne de préparation.

Les avocats du joueur et du Sporting répliquent. Toutes les parties se retrouvent devant le même juge namurois pour lui détailler leurs arguments. Ce juge fait volte-face : on ne peut plus empêcher Akgül de travailler. Suite à cette décision, les administrateurs provisoires conseillent au conseil d'administration de l'UR Namur de ne pas aller plus loin dans la procédure. Ils considèrent toutefois que l'Union Belge a commis une faute en acceptant l'affiliation d'Akgül à Charleroi, et cette question sera plaidée dans quelques semaines. En attendant, l'attaquant peut cependant porter sans contrainte le maillot des Zèbres.

Résultat : le Sporting a transféré gratuitement un joueur pour lequel il était prêt à débourser, au départ, une belle petite somme û selon les normes de la D3. Namur a tout perdu dans l'aventure. Et ce n'est peut-être pas terminé. Charleroi réclame en effet un dédommagement aux Namurois pour procédure vexatoire, tandis qu'Izzet Akgül demande lui aussi de l'argent à son ancien club : des arriérés de salaire en plus d'une certaine somme pour atteinte à sa réputation.

Le transfert d' IzzetAkgül a été une des sagas de l'été. Une saga en plusieurs actes. Charleroi propose à Jean-Claude Baudart, successeur d' ArmandKhaïda à la présidence de Namur, 20.000 euros pour Izzet Akgül û toujours sous contrat pour deux ans. Baudart exige 50.000 euros. Les deux clubs ne trouvent pas de terrain d'entente. Des administrateurs provisoires sont nommés pour gérer les affaires du club éclaboussé par le scandale financier du Casino. Convaincus qu'Akgül a déjà signé au Sporting, ils adressent au joueur et au club carolo un courrier par lequel ils réclament une indemnité à Akgül (pour rupture de contrat) et à Charleroi. Maître Laurent Denis, avocat du joueur, et Maître Jean-Pierre Deprez, défenseur du Sporting, saisissent la balle au bond : par ce courrier, l'UR Namur a mis Akgül en congé, ce qui équivaut à une rupture de contrat. Le bac se retourne sur le cochon : cette rupture a été décrétée par le club namurois, pas par le footballeur. Et, s'il n'est plus sous contrat à Namur, Akgül est donc libre de s'affilier où bon lui semble. Denis et Deprez s'adressent à l'Union Belge, qui autorise effectivement Akgül à s'affilier au Sporting. Le fameux courrier des administrateurs a fait complètement basculer la procédure. Les administrateurs provisoires adressent une requête unilatérale (sans convoquer ni le joueur, ni le Sporting, ni l'Union Belge) au tribunal de Namur. Leur but : interdire à Akgül de s'entraîner et de jouer avec Charleroi, sous peine d'une astreinte de 10.000 euros par prestation. Le juge leur donne raison et Akgül se retrouve au chômage forcé. Il doit quitter ses nouveaux coéquipiers en pleine campagne de préparation. Les avocats du joueur et du Sporting répliquent. Toutes les parties se retrouvent devant le même juge namurois pour lui détailler leurs arguments. Ce juge fait volte-face : on ne peut plus empêcher Akgül de travailler. Suite à cette décision, les administrateurs provisoires conseillent au conseil d'administration de l'UR Namur de ne pas aller plus loin dans la procédure. Ils considèrent toutefois que l'Union Belge a commis une faute en acceptant l'affiliation d'Akgül à Charleroi, et cette question sera plaidée dans quelques semaines. En attendant, l'attaquant peut cependant porter sans contrainte le maillot des Zèbres. Résultat : le Sporting a transféré gratuitement un joueur pour lequel il était prêt à débourser, au départ, une belle petite somme û selon les normes de la D3. Namur a tout perdu dans l'aventure. Et ce n'est peut-être pas terminé. Charleroi réclame en effet un dédommagement aux Namurois pour procédure vexatoire, tandis qu'Izzet Akgül demande lui aussi de l'argent à son ancien club : des arriérés de salaire en plus d'une certaine somme pour atteinte à sa réputation.