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Ma femme et moi nous levons toujours à cette heure. Au terme d'une bonne nuit, ce qui n'était pas le cas il y a quelques semaines. Après avoir séjourné un mois et demi à l'hôpital, ma fille Julia, âgée de seize mois, ne voulait plus dormir dans sa chambre, à la maison. Elle a donc passé la nuit avec nous, ce qui était loin d'être idéal. Maintenant, elle dort à nouveau ses nuits, seule, jusqu'à ce que je l'éveille vers 7.30 heures, après ma petite toilette.
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Ma femme et moi nous levons toujours à cette heure. Au terme d'une bonne nuit, ce qui n'était pas le cas il y a quelques semaines. Après avoir séjourné un mois et demi à l'hôpital, ma fille Julia, âgée de seize mois, ne voulait plus dormir dans sa chambre, à la maison. Elle a donc passé la nuit avec nous, ce qui était loin d'être idéal. Maintenant, elle dort à nouveau ses nuits, seule, jusqu'à ce que je l'éveille vers 7.30 heures, après ma petite toilette. Comme Pauline, ma femme, a un emploi de secrétaire de direction, je conduis Julia chez mes beaux-parents pour la matinée, avant de rejoindre Waregem. De Dottignies, par l'E17, le trajet ne prend que vingt minutes. J'y habite depuis que j'ai joué à Mouscron, en 2008-2009, et que j'ai fait la connaissance de Pauline, originaire de la région. J'ai grandi à Bruxelles mais je n'ai pas envie de vivre dans une ville. Je préfère une commune calme. Normalement, nous devons arriver à 8.45 heures pour le petit-déjeuner mais j'arrive généralement une demi-heure plus tôt. Je prends un café au foyer des joueurs. C'est tout ce que je supporte le matin. Pas de pain, rien. Seulement ce café. Je bavarde avec mes coéquipiers et je lis les nouvelles sur internet. Ensuite, j'effectue des exercices de fitness pour prévenir les blessures et renforcer le haut du corps. Début de l'entraînement. Comme chaque fois, trois jours avant le match, il est axé sur le prochain adversaire, le Standard en l'occurrence. Après l'échauffement, nous travaillons le passing, nous examinons quelques détails tactiques et achevons la séance par un match à onze contre onze. Interview avec Le Soir. Certains joueurs n'aiment pas les interviews mais moi, ça ne me pose pas de problème. Je suis toujours disponible et je n'ai jamais eu de problème avec la presse. Ça fait partie de notre métier. Ensuite, place au repas de midi : je me contente d'un bol de potage et de deux tartines. Ça me suffit, même sans petit-déjeuner. Je dois surveiller mon poids car je grossis plus vite qu'avant. Je suis à mon poids de forme : 84 kilos, avec un pourcentage de graisse de 8,5. C'est très bien pour un footballeur et ça doit rester comme ça. Je reprends ma fille chez mes beaux-parents puis je fais des courses car ils viennent dîner chez nous. Je commence par préparer le repas, comme tous les jours. J'adore ça depuis que je suis tout petit. Si je n'étais pas devenu footballeur, je serais peut-être devenu chef. Je n'ai pas suivi de cours mais j'ai beaucoup appris au contact de ma mère et en essayant les recettes des livres. Aujourd'hui, je fais un grand plat : du steak haché en tranches, avec du riz et beaucoup de légumes. Pauline revient. Pendant qu'elle s'occupe des ongles de sa mère, je fais une sieste avec ma fille. C'est fréquent, au club, quand nous avons deux séances par jour, mais aussi la veille des matches. Ma femme conduit les enfants chez ses parents pour que je puisse me reposer. Une heure, pas plus. Après l'apéritif, nous regardons les matches d'Europa League du Standard et de Charleroi mais je suis plus attentif au Standard, en prévision du match de dimanche. Ma femme regarde aussi. Comme ses parents, elle aime le football. Nous mangeons donc pendant la mi-temps pour ne rien rater. Il y a un dessert : une mousse de chocolat et de la tarte aux fraises mais je me contente d'une petite frangipane. Au lit. Nous nous couchons souvent à 22 heures et je regarde la télévision jusqu'à minuit mais ma femme a besoin de plus de sommeil. Moi, après une nuit de sept heures, je suis frais comme un gardon.PAR JONAS CRETEUR - PHOTO BELGAIMAGE