Ton meilleur souvenir d'interview ?

Après avoir marqué mon premier but à Sclessin. C'était contre Tubize.
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Après avoir marqué mon premier but à Sclessin. C'était contre Tubize. Devant Attention à la marche, un dimanche midi, après un bon décrassage. Thierry Henry, mon joueur préféré, pour lui emprunter quelques trucs sur son positionnement et son sens du but. Ne le dis personne, d'Harlan Coben, l'histoire d'un médecin dont la femme est assassinée. Mais elle réapparait quelques années plus tard. J'avais dû le lire pour l'école et j'avais apprécié. Je le décortique page par page, mais je commence toujours par les rubriques du début. Je m'arrête souvent sur les pages consacrées au Standard. Non jamais. Mais Glenn Verbauwhede, par contre... Il met toujours des chansons baragouinées dans un dialecte flamand incompréhensible. On dirait des comptines pour enfant ! Et il les chante. Il aime bien qu'on lui témoigne de l'attention. A Genk, la presse flamande m'avait comparé à Oulare. C'est vrai que nos visages ont des traits communs. Beaucoup de Noirs se ressemblent. Celui qui est capable de deviner les intentions des autres : ce serait plus simple pour prendre le dessus sur les défenseurs. La saison dernière, en arrivant au Standard, j'ai dû chanter devant tout le groupe. Avec la pression, j'avais peur d'oublier les paroles et j'ai donc choisi Ma nature de Singuila, une chanson que je connais bien. Pendant 30 secondes, j'ai été hyper tendu puis je me suis libéré. Les Simpson et Bob l'éponge. Get rich or die tryin'. 50 cent est excellent comme acteur. Le juste prix car avec l'humour de Vincent Lagaf, on ne s'ennuie jamais. Quand je suis arrivé au Standard, c'était l'époque où Emmanuel Adebayor cartonnait à Arsenal. Comme je suis grand et que j'aime son style, j'ai pris le même numéro que lui. Le numéro 9 ne m'intéressait pas. J'estimais être trop jeune pour le porter. La grande vadrouille . Aujourd'hui, je ne le regarde plus en entier car, à la longue, ça fatigue. Aucune, mais je récite une petite prière personnelle que je tiens de ma mère. Et je monte toujours sur le terrain avec mon pied droit. Il paraît que c'est plus poli. PAR SIMON BARZYCZAK