C hrist Bruno est footballeur au Brussels et sa femme, Cécile, employée au ministère des Finances dans la capitale. Il y a deux ans, le couple s'est établi à Blaregnies, dans le Hainaut, à quelques encablures à peine de la frontière française. Leur habitation coquette, où chaque pièce a une couleur différente, est entourée d'un jardin, divisé en deux parcelles, où le couple compte faire ériger des boxes dans un futur prochain. Histoire de vivre de plus près encore la passion qui les unit pour le hippisme.
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C hrist Bruno est footballeur au Brussels et sa femme, Cécile, employée au ministère des Finances dans la capitale. Il y a deux ans, le couple s'est établi à Blaregnies, dans le Hainaut, à quelques encablures à peine de la frontière française. Leur habitation coquette, où chaque pièce a une couleur différente, est entourée d'un jardin, divisé en deux parcelles, où le couple compte faire ériger des boxes dans un futur prochain. Histoire de vivre de plus près encore la passion qui les unit pour le hippisme. " C'est Cécile qui m'a transmis le virus ", observe Christ. " Après qu'elle eut gagné une course en tant que jockey amateur, au beau milieu des années 90, j'ai à mon tour flashé pour les chevaux. Comme elle, il me fallait un pur sang anglais. Ma première monture s'appelait Pampa. D'autres coursiers ont suivi, parfois avec des noms de footballeurs. A un moment donné, j'ai possédé notamment un certain Redondo ainsi qu'un Casillas, que j'ai toutefois transformé en Cazias(il rit). A plusieurs reprises, l'un ou l'autre des miens ont triomphé à Sterrebeek, Ostende ou Ghlin. Cécile a d'ailleurs obtenu la Cravache d'Or en 2002 grâce à un total de 14 victoires sur l'année ". " On ne me l'a jamais demandé, donc je ne l'ai jamais dit : en réalité, je suis bel et bien d'origine italienne. Mon grand-père, Vincenzo, a quitté Lecce après la Deuxième Guerre mondiale pour venir travailler ici, dans les mines du Borinage. Mon paternel, Cesare, est le dernier à avoir hérité d'un prénom transalpin. La preuve par mon frère, Jon, et mes s£urs qui s'appellent Lucy et Daisy. Sans oublier mon propre prénom, Christ. Si je ne suis pas spécialement italophile pour les fringues ou les voitures, par exemple, je n'en suis pas moins un passionné du Calcio et de la Squadra Azzurra. Mercredi passé, je me suis d'ailleurs rendu au Stade de France, en compagnie de mes coéquipiers Julien Gorius et Fabrice Omonga pour assister au match entre les Bleus et les Azzurri. Inutile de dire que j'étais tout guilleret à l'aller mais plutôt tristounet au retour (il rit). Je n'ai, en tout cas, pas reconnu mon joueur préféré, Gennaro Gattuso, et ses partenaires. Reste qu'il valait mieux perdre ce match-là que la finale de la Coupe du Monde à Berlin ". " Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu au moins un chien à la maison. C'est pourquoi, au moment d'emménager à Blaregnies, j'ai voulu perpétuer cette habitude. Cécile aurait aimé un dogue allemand, moi j'étais partant pour un berger allemand, voire un croisement entre cette race et un Terre-Neuve, comme c'est le cas actuellement chez mes parents. Finalement, nous avons trouvé un compromis en jetant notre dévolu sur un Jack Russell terrier qui est un chien typique dans les manèges. Ces bêtes ont, en effet, un sixième sens et donnent immédiatement l'alerte quand un animal est malade et souffre de coliques, par exemple. Yala, car c'est ainsi que mon chien s'appelle, est non seulement un compagnon idéal pour mes chevaux mais il se double, en outre, d'un joueur de foot très adroit. Il a un jeu de tête remarquable et un souffle inépuisable. Et, ce qui ne gâte rien, il me rapporte toujours le ballon dans les pieds. Tout le monde ne peut en dire autant (il rit) ". " En 2002 toujours, j'ai créé ma propre écurie, du nom d'Alliance. Avec des chevaux de course et d'autres, destinés à l'élevage. En guise de couleurs pour la casaque, j'aurais aimé opter pour le rouge et le noir, qui sont à la fois celles de mon club fétiche, l'AC Milan, et du club où je militais alors, le FC Strombeek, devenu depuis lors le FC Brussels. Hélas, si ces teintes se prêtent plutôt bien pour une tenue rayée, elles sont moins heureuses pour un maillot à damiers. C'est pourquoi j'ai choisi, en définitive, le vert et noir. Si j'ai aligné des chevaux durant toutes ces années, je tiens à préciser que je n'ai jamais misé sur eux. Parfois, j'aurais été bien inspiré de le faire. Comme ce jour où Cécile a gagné une épreuve à Sterrebeek alors que Melena était cotée à 44 contre 1 ". " Je suis plutôt éclectique en matière de goûts musicaux. Mais si je dois tirer un nom du lot, c'est U2 et son leader, Bono. Je possède tous les CD du groupe mythique irlandais et j'ai assisté à tous ses concerts sur le sol belge, hormis le dernier au stade Roi Baudouin. Pour me consoler, Cécile m'a offert le tee-shirt du Vertigo-Tour ainsi que le livre Bono par Bono, une compilation des conversations du chanteur avec son meilleur ami, Michka Assayas. C'est un bouquin fascinant, dont on ne se lasse pas. Indépendamment de la musique, il y est question, entre autres, du combat mené par U2 et son leader en faveur de l'annulation de la dette colossale des pays africains ou encore de l'accès gratuit aux médicaments anti-sida. C'est un livre de chevet que je recommande à tout le monde ". BRUNO GOVERS