Michael Rasmussen a effectué son retour dans le peloton, après deux ans de suspension. Il a couru un critérium au Danemark, à Kjellerup. The chicken, comme on le surnomme ; entame une seconde carrière à 35 ans et est convaincu d'atteindre à nouveau l'élite mondiale.
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Michael Rasmussen a effectué son retour dans le peloton, après deux ans de suspension. Il a couru un critérium au Danemark, à Kjellerup. The chicken, comme on le surnomme ; entame une seconde carrière à 35 ans et est convaincu d'atteindre à nouveau l'élite mondiale. Au Tour 2007, Rasmussen était parti pour la victoire finale quand Rabobank, sa propre équipe, l'a exclu après sa victoire d'étape à Aubisque. Le maillot jaune avait trahi la confiance de ses employeurs équipe en mentant à propos de ses whereabouts et en esquivant certains contrôles antidopage. On soupçonnait le Danois de recourir à l'EPO, même s'il n'a jamais été testé positif et n'a jamais rien avoué. Après son exclusion du Tour, Rasmussen a été suspendu pour deux ans, soit jusqu'au 25 juillet dernier. Il ne s'est pas reposé pendant son bannissement. Le maigre grimpeur, qui a toujours été un maniaque de l'entraînement, a 70.000 kilomètres dans les jambes. L'UCI n'est pas ravie du retour de Rasmussen, qui lui doit de l'argent. Avant d'être suspendu, le coureur avait apposé sa signature au bas du document antidopage de l'UCI selon lequel les coureurs convaincus de dopage et suspendus deux ans s'engageaient à verser le salaire de l'année à l'UCI. Ce qu'a toujours refusé de faire Rasmussen qui, d'après les rumeurs, percevait 750.000 euros chez Rabobank. Comme AlexandreVinokourov, il s'est tourné vers le TAS pour combattre cette obligation. Le tribunal n'a pas émis de jugement de fond mais a décidé que le Danois peut renouer avec la compétition. L'UCI s'incline, en attendant, du moins officiellement car en coulisses, elle ferait pression sur les managers qui proposent un contrat professionnel à Rasmussen. A Kjellerup, le critérium dont il a terminé deuxième, le coureur a revêtu le maillot d'un magasin de cycles de sa ville, au Lac de Garde, mais il intéresse plusieurs formations professionnelles. Selon un quotidien danois, Rasmussen négocierait depuis mai avec Ceramica Flaminia, une équipe qui aligne surtout des Italiens et va accorder une seconde chance à Riccardo Riccò la saison prochaine. La presse danoise prétend que l'UCI a fait changer d'avis le management de Flaminia. Alain Rumpf, manager UCI Pro Tour, aurait déconseillé à l'équipe d'embaucher Rasmussen. Le contrat du Scandinave était prêt mais a atterri dans la poubelle suite à ces pressions. Par téléphone, Rumpf a démenti les rumeurs : " Elles ne sont pas fondées. Je n'ai jamais discuté avec la direction de Flaminia. " Quelle que soit son équipe, reste à savoir si Rasmussen profitera vraiment de son retour. On l'attend ce mois-ci à Vienne, où court une enquête judiciaire à son encontre. Comme ses anciens coéquipiers Denis Menchov, Michael Boogerd et Thomas Dekker, il est impliqué dans l'affaire des transfusions sanguines de la banque du sang Humanplasma.