Claudio Ranieri a été ennuyé par sa supériorité numérique.

Monaco-Chelsea fut intéressant à plus d'un titre. Le match fut définitivement lancé à la 17e minute de jeu suite à un but de toute beauté signé Dado Prso. Il n'a pas été surpris par le centre de Jérôme Rothen. La reprise de la tête du puissant attaquant monégasque fut placée sous le signe de la finesse. Il a à peine touché la balle, comme savent le faire les tennismen, mais lui a rendu de la vitesse en l'expédiant dans la lucarne. Le tournant est survenu plus tard, suite à l'exclusion de Vassilis Nikos, pour faute sur Claude Makelele, à la 53e minute. A partir de cet instant, Chelsea a eu des problèmes avec son occupation du terrain. Claudio Ranieri avait opté pour un 4-4-2 lors de cette première manche face aux Monégasques. A partir du moment où il y eut su...

Monaco-Chelsea fut intéressant à plus d'un titre. Le match fut définitivement lancé à la 17e minute de jeu suite à un but de toute beauté signé Dado Prso. Il n'a pas été surpris par le centre de Jérôme Rothen. La reprise de la tête du puissant attaquant monégasque fut placée sous le signe de la finesse. Il a à peine touché la balle, comme savent le faire les tennismen, mais lui a rendu de la vitesse en l'expédiant dans la lucarne. Le tournant est survenu plus tard, suite à l'exclusion de Vassilis Nikos, pour faute sur Claude Makelele, à la 53e minute. A partir de cet instant, Chelsea a eu des problèmes avec son occupation du terrain. Claudio Ranieri avait opté pour un 4-4-2 lors de cette première manche face aux Monégasques. A partir du moment où il y eut supériorité numérique, la donne ne changea pas en faveur de Chelsea. Certains imputent la défaite aux changements de joueurs, même à la montée au jeu de Juan Sebastian Veron et de Jimmy-Floyd 'Hasselbaink. L'explication de cette défaite réside dans la variation tactique londonienne née suite à l'exclusion du Grec de Monaco. Claudio Ranieri a alors eu l'intention de gagner ce match. De son 4-4-2 de départ, il a glissé vers un 3-4-3. Didier Deschamps a simplement resserré son système mais la quête de Chelsea lui a été fatale et c'est souvent le cas des équipes qui se retrouvent à 11 contre 10. En ce qui concerne les cartes rouges et autres fautes, les arbitres et l'UEFA ont pris leurs responsabilités. Il n'y a rien à ajouter à propos de la faute de Marcel Desailly sur Fernando Morientes à partir du moment où les images de la télévision ont été utilisées après coup. Par contre, l'exclusion d'Andrade, de La Corogne, sur Deco est plus sujette à caution. Il ne donne pas un coup de pied. Ce sont de grands amis et, visiblement, du bout du pied, il l'invite à se relever : il n'y avait pas de méchanceté dans son geste. Le grand public n'a pas trop apprécié le choc entre Porto et La Corogne. Pourtant, je me suis léché les babines. Ce fut une immense bataille tactique où il convenait de se positionner, d'exploiter ses atouts, sans oublier de neutraliser l'adversaire. Porto a tout fait afin de priver son adversaire de la possession du ballon. Le Depor est fort quand il peut maîtriser le jeu et placer ses contres. Porto-La Corogne est une illustration du foot moderne. Porto a coupé les autoroutes de ravitaillement vers Alberto Luque, Walter Pandiani, Victor et Juan Carlos Valeron. Les entraîneurs ont déclaré qu'ils n'admettraient pas la défaite. Ils sont arrivés à leurs fins au terme d'un match intelligent. Les deux coaches ont prévu le scénario et l'ont réalisé. Le Depor fut moins saignant que lors de son légendaire match retour des quarts de finale de la Ligue des Champions face à l'AC Milan. Javier Irureta n'est pas né de la dernière pluie. Il sait que son groupe voyage mal et a été essoré à Monaco et à Milan. Cette fois, le Depor a aussi tout fait pour ne pas encaisser de but. Il y est parvenu et Porto a évité le contre mortel. Au retour, ce sera du 50-50. Même si Monaco a gagné l'aller 3-1, la messe n'est pas encore dite. Chelsea est capable de redresser la barre. Claudio Ranieri subit une pression terrible de la part de son président qui songe à José Mourinho de Porto. Cela fait une saison que le coach italien de Chelsea et le milliardaire russe ne s'entendent pas. Mais le coach abat un travail remarquable. Il ne suffit pas d'acheter une collection de grands joueurs pour avoir une belle équipe. Le coach doit fondre tout cela dans le même moule. Claudio Ranieri l'a fait et Chelsea ne lâchera pas facilement même si Monaco dispose désormais de très belles cartes. Les matches retour seront indécis en Ligue des Champions comme en Coupe de l'UEFA où Newcastle-Marseille et Villarreal-Valence se sont terminés sur le même score : 0-0. Emilio Ferrera