Le choc Chelsea-Barcelone a donné lieu à une rencontre d'un très haut niveau technique mais peu spectaculaire. Les deux équipes ont offert, en perte de balle, très peu d'espaces à leurs adversaires. Cela a donné un match très fermé, où les occasions de but et les grandes envolées furent très rares et où les grandes individualités telles que Ronaldinho, Deco, Michael Ballack et AndriyShevchenko furent noyées dans l'entonnoir adverse.
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Le choc Chelsea-Barcelone a donné lieu à une rencontre d'un très haut niveau technique mais peu spectaculaire. Les deux équipes ont offert, en perte de balle, très peu d'espaces à leurs adversaires. Cela a donné un match très fermé, où les occasions de but et les grandes envolées furent très rares et où les grandes individualités telles que Ronaldinho, Deco, Michael Ballack et AndriyShevchenko furent noyées dans l'entonnoir adverse. JoséMourinho avait choisi d'évoluer en 4-4-2 tandis que FrankRijkaard préférait le 4-3-3, école hollandaise oblige. On ne parlera pas de la défense, qui, des deux côtés, était un quatre arrière en ligne. Chelsea proposait un milieu de terrain disposé en losange très compact aussi bien dans la largeur que dans la profondeur. Les deux médians latéraux, MichaelEssien à droite et FrankLampard à gauche, sont plutôt des milieux axiaux de formation et évoluent donc dans une position très intérieure, ce qui a considérablement gêné le triangle adverse composé de Edmilson, Xavi et Deco. Non seulement les Londoniens étaient en supériorité numérique dans l'entrejeu, mais en plus, la compacité de leur losange a privé d'espaces le trio catalan qui n'a jamais trouvé les solutions en possession de balle. A ce niveau, la position très centrale du milieu de terrain anglais aurait pu être exploitée par les arrières latéraux espagnols. Mais aussi bien Gianluca Zambrotta que Giovanni van Bronckhorst n'ont pas osé mettre le nez à la fenêtre et sont restés quasiment tout le match dans leur moitié de terrain. En attaque, Chelsea avait placé Didier Drogba et Shevchenko comme électrons libres qui permutent beaucoup et qui, de temps en temps, appellent le ballon sur les flancs mais la construction des Blues est plutôt concentrée dans l'axe. Du côté de Barcelone, le trio d'attaquant était très écarté avec LionelMessi à droite, EidurGudjohnsen au centre et Ronaldinho à gauche. Le Brésilien a conservé sa méforme de la Coupe du Monde et est très peu impliqué dans le jeu catalan. Les rares fois où il est rentré dans le jeu, il a pu bénéficié d'un peu de liberté sans jamais retrouver ses légendaires inspirations. Messi a été beaucoup plus présent et a très souvent provoqué Ashley Cole avec des conduites de balle virevoltantes. A noter qu'à l'image de Marco van Basten avec l'équipe nationale hollandaise, Rijkaard choisit de jouer avec un droitier à gauche et un gaucher à droite. Suite à une rentrée en touche effectuée par Essien, Claude Makelele se présente libre de tout marquage. Les Barcelonais le laissent jouer en passe redoublée avec Essien puis en triangle avec Ballack. On voit encore une fois sur cette phase la proximité des milieux de terrain même en possession de balle. Le quatrième comparse de l'entrejeu, Lampard, se trouve plein axe devant le rectangle, le centre d'Essien aboutit sur le flanc gauche complètement délaissé par les deux équipes. Lampard doit piquer un sprint pour empêcher le ballon de sortir et le remet vers Cole, qui se présente en soutien. Ce dernier centre vers Drogba, à qui la paire centrale RafaelMarquez- CarlosPuyol laisse trop de liberté. Petit gri-gri de l'Ivoirien pour se mettre en position de tir, sa classe et son sens du but font le reste. Ce match a prouvé que jouer avec des ailiers très écartés n'est pas nécessairement gage de réussite en ce qui concerne le jeu par les flancs. Chelsea avait choisi de laisser sur le banc de véritables joueurs latéraux que sont Arjen Robben et JoeCole mais cela ne les a pas empêchés de gagner ce match. par Étienne delangre