Actuellement, l'Olympic n'est plus, stricto sensu, le deuxième club carolo. Châtelet a pris le dessus. Habitué aux séries provinciales, le RCS Châtelet s'est découvert des ambitions à l'arrivée de Patrick Rémy à la présidence, il y a quatre ans.
...

Actuellement, l'Olympic n'est plus, stricto sensu, le deuxième club carolo. Châtelet a pris le dessus. Habitué aux séries provinciales, le RCS Châtelet s'est découvert des ambitions à l'arrivée de Patrick Rémy à la présidence, il y a quatre ans. Qui vient de Charleroi connaît les camions Rémy qui sillonnent toute la région. Grossiste en fruits et légumes, présent sur le marché vespéral, et ancien employeur de Philippe Albert, il veille aussi aux destinées du club promotionnaire, qui, pour sa première saison au sein de l'élite nationale, occupe une jolie 3e place, dans l'ombre d'Overijse et des Francs Borains. " Avec Bernard Gaspard, notre premier projet consistait à reprendre l'Olympic au moment de l'arrivée des Anglais mais ça ne s'est pas fait. Alors quand l'occasion s'est présentée avec Châtelet, on a foncé. Nous voulions viser la Promotion dans les cinq ans mais surtout développer l'école des jeunes. " Et les deux compères suivent leur plan. L'école des jeunes est passée de 150 à 300 gamins et en a même refusé une centaine cette saison. Pourtant, le stade ne ressemble pas à grand-chose. En bordure de la route qui mène à Mettet, le stade Mura, peint de vert et blanc, est ouvert à tous les vents. Les résultats permettent aux Châtelletains d'occuper une belle place dans les pages régionales. Malgré les limites du projet. " Châtelet fait du bon boulot et a de l'ambition mais n'a pas les infrastructures pour monter plus haut ", lâche Adem Sahin. " Châtelet, c'est bien mais ils vont être confrontés à quoi ? Ils vont jouer où ? La ville de Châtelet va leur mettre quoi à disposition ? On se retrouve exactement dans la situation que j'ai vécue avec Couillet ", dit Roberto Leone, qui fut à la tête de Couillet pendant 20 ans. Le président Rémy est le premier à le reconnaître : " Je partage leur avis. Bien sûr que cela va nous bloquer si on monte en D3. Notre objectif est désormais d'améliorer les infrastructures mais on a du mal à trouver des subsides. " Châtelet est donc quelque peu victime de ses succès. Avec une moyenne de 150 spectateurs et des infrastructures limites, les Loups veulent éviter d'avoir les yeux plus grands que le ventre. " Nous ne voulons pas monter en D3 mais nous stabiliser en Promotion car nous n'avons pas encore les structures pour cette division. " Pourtant, ce club fondé en 1926 arrive à s'en sortir sur le plan financier. Et ce, sans apport présidentiel ! Uniquement grâce aux connexions de Patrick Rémy, dont les fournisseurs sont devenus sponsors. " On ne s'occupe pas de savoir si on est 2e ou 3e club carolo. On part du principe que plus on est de clubs carolos en séries nationales, mieux c'est. On ne souhaite qu'une chose : que l'Olympic nous rejoigne la saison prochaine ! " Et, comme l'Olympic, Châtelet a trouvé sa place au côté du Sporting, qui dispute au stade Mura son premier match amical de chaque saison.