C'est à Lokeren que ce puissant arrière gauche (1,90 m pour 78 kg) s'est révélé : "On m'y a appris à aller de l'avant, à mettre le pied. Mais à 17 ans, j'ai signé au GBA. J'habite à Lokeren et il était donc très facile de me proposer un contrat mais le club était très occupé à régler les papiers des étrangers. Et pourtant, lorsque le GBA m'a téléphoné pour la première fois, je n'ai pas sauté sur l'occasion car je savais que Georges Leekens croyait en moi. Après, quand j'ai appris qu'il partait et que Louis De Vries est venu chez moi, j'ai signé sur le champ. Le soir-même, j'ai pourtant encore joué en Réserves avec Lokeren et j'ai été convoqué pour le match de Première du samedi. Le lendemain, le...

C'est à Lokeren que ce puissant arrière gauche (1,90 m pour 78 kg) s'est révélé : "On m'y a appris à aller de l'avant, à mettre le pied. Mais à 17 ans, j'ai signé au GBA. J'habite à Lokeren et il était donc très facile de me proposer un contrat mais le club était très occupé à régler les papiers des étrangers. Et pourtant, lorsque le GBA m'a téléphoné pour la première fois, je n'ai pas sauté sur l'occasion car je savais que Georges Leekens croyait en moi. Après, quand j'ai appris qu'il partait et que Louis De Vries est venu chez moi, j'ai signé sur le champ. Le soir-même, j'ai pourtant encore joué en Réserves avec Lokeren et j'ai été convoqué pour le match de Première du samedi. Le lendemain, le club a appris que j'avais signé au GBA et je n'ai plus été repris". Van Damme affirme que, financièrement, la différence n'était pas tellement importante : "Non, je me réjouissais de travailler avec Van der Elst, Tahamata, Wellens... Et puis, pour une fois, j'ai pu faire la préparation avec l'équipe Première, ce qui m'a permis de mieux gérer la pression. Je suis entré au jeu à six ou sept reprises et j'ai disputé un match complet". En balance avec MonteynePourtant, au départ, Van der Elst n'était même pas au courant de la promesse qu'on lui avait faite de s'entraîner avec le noyau A : "Il m'a pourtant fait confiance d'emblée et j'ai attendu ma chance".Une chance qui, cette saison, fut plus souvent accordée à Pieterjan Monteyne dont Léo Beenhakker, le directeur technique de l'Ajax, ne cache pas qu'il l'intéressait davantage que Jelle, repris pour ne vexer personne au GBA. "Je ne me sens pas inférieur à Pieterjan", dit Van Damme. "Il a simplement pu se montrer davantage. Nous nous entendons bien et partageons la même chambre en équipe nationale des -19 ans." Au GBA, on affirme que Jelle est devenu tout blanc lorsqu'on lui a parlé de son passage à l'Ajax : "Je ne me rendais pas bien compte. L'Ajax, c'est le top. Je n'y étais jamais allé,.Lorsque j'ai vu le stade, à la sortie de l'autoroute, j'ai avalé ma salive de travers. Et tout est allé très vite. On m'a prévenu le lundi que je partais le jeudi. J'ai immédiatement été présenté au groupe et j'ai pu m'entraîner directement. A midi, j'ai fait le tour des bureaux afin d'être présenté à tout le monde. Quand je suis revenu, ma voiture m'attendait et nous sommes allés visiter un appartement, meublé et tout. Ici, on cire même nos chaussures".Perfectionner la circulation du ballonKristof Snelders est pourtant revenu déçu de Hollande. De son séjour à Feyenoord, il retient surtout la nostalgie familiale et les problèmes d'adaptation. "Pour ma part, je considère ce séjour comme un stage", avance Van Damme. "Kristof m'a dit que, dans ces conditions, c'était mieux. Je m'entraîne avec l'équipe Première et joue en Réserves. L'entraîneur m'a dit que j'avais une chance d'être sur le banc en Première mais qu'elle était minime".Pour son premier match en Réserves, Van Damme a été exclu : "J'ai pris une deuxième carte jaune à la dernière minute pour un tackle manqué. Mais la première était injuste. L'entraîneur m'a cependant félicité pour mon match".En Hollande, on fait beaucoup circuler le ballon et admet qu'à l'entraînement tout va très vite : "Il faut rester très concentré pour réussir ses passes, d'autant qu'on ne vous rate pas. Mais au GBA, Tahamata était déjà comme ça".Les entraînements ont lieu le matin. L'après-midi, il file sur Lokeren et rentre le soir. A l'Ajax, il côtoye Hossam, Wamberto, Didulica, l'ex-gardien australien du GBA, Colina, un médian prêté au GBA l'an dernier, et Bram Verbist. "C'est un chouette groupe mais les Hollandais ne manquent jamais de vous rappeler que vous êtes Belge". (il rit). Raoul De Groote, ,1