La situation du Sporting de Charleroi ne manque pas de m'interpeller :
...

La situation du Sporting de Charleroi ne manque pas de m'interpeller : 1) En l'espace de trois ans, l'équipe a perdu la plupart de ses meilleurs joueurs : Akpala, Smolders, Camus, Laquait, Defays, Joneleit, Grégoire. 2) Les joueurs partis n'ont été remplacés que par Chabbert, qui n'a pratiquement plus joué depuis deux ans, Brillaut, dont les débuts lui ont déjà valu le doux surnom... d'inspecteur la bavure (! ! !), Kage, un espoir d'Anderlecht, et Cordaro, un bon joueur mais qui a encore tout à prouver en D1. 3) L'équipe doit s'entrainer à Tubize (et surement payer la location du complexe) car les installations de Marcinelle sont impraticables et deviennent doucement le cauchemar de la plupart des joueurs et de... l'entraîneur. 4) Quatre de ces départs furent interpellants. Il ya eu d'abord celui de Collins, qui faisait l'unanimité chez la plupart des joueurs (Laquait et d'autres l'ont confirmé dans Sport/Foot Magazine et le gardien a dit qu'il ne serait peut-être pas parti si l'Ecossais était resté). Le coach n'a eu qu'un seul tort : mettre au grand jour les travers du club carolo, à savoir, des infrastructures d'entraînement indignes d'un club de D1 et l'ingérence récurrente de certains dirigeants dans la gestion sportive. Comme par hasard, son départ a été suivi par ceux de Laquait, Defays et Vande Walle. Personnellement, je crois que ces trois personnes ont considéré le départ de Collins comme étant une preuve indéniable du manque d'ambition et de perspectives du club. 5) Une question : quel est le projet du Sporting ? Ce club n'arrête pas de laisser partir ses meilleurs joueurs sans les remplacer qualitativement ; dispose d'infrastructures d'entrainement calamiteuses et d'un stade à remplacer ; a une dette qu'il va bientôt falloir penser à rembourser ; a des supporters divisés et des dirigeants qui, après le match calamiteux pour le spectateur neutre contre Bruges, se permettent d'insulter un gars qui n'a fait que sanctionner (trop sévèrement peut-être) l'immaturité de certains ; et enfin, dispose d'une école des jeunes dont le directeur ( Didier Beugnies) vient au stade quand la Ville (avec qui il est sous contrat) le libère... Tout cela ne m'a quand même pas empêché de prendre mon abonnement mais désolé donc, si à l'entame de cette saison, je ne partage pas l'optimisme béat de certains. PIERRE SCHROVEN, JUMET