Il y a quelques semaines, Sport-Foot Magazine faisait état de l'intérêt de la firme allemande Tönisteiner pour Chaudfontaine. Abbas Bayat, président des Zèbres, et patron du limonadier belge, avait démenti. La semaine passée, le quotidien flamand DeStandaard, repris le lendemain dans toutes les rubriques boursières des autres journaux, cita le nom d'autre candidats à la reprise de Chaudfontaine: Coca-Cola, Danon...

Il y a quelques semaines, Sport-Foot Magazine faisait état de l'intérêt de la firme allemande Tönisteiner pour Chaudfontaine. Abbas Bayat, président des Zèbres, et patron du limonadier belge, avait démenti. La semaine passée, le quotidien flamand DeStandaard, repris le lendemain dans toutes les rubriques boursières des autres journaux, cita le nom d'autre candidats à la reprise de Chaudfontaine: Coca-Cola, Danone, Nestlé et Spadel. Coca semblait le mieux placé car la société américaine n'est pas spécialisée dans les eaux minérales. Abbas Bayat avait acheté Chaudfontaine à Interbrew en 1997 pour 70, 56 millions d'euros. Son dernier chiffre d'affaires était de 54, 4 millions d'euros. Il y a eu une érosion de sa part de marché mais le taux de notoriété n'a probablement jamais été aussi élevé. Grâce au football? Probablement. Le Sporting de Charleroi fait partie intégrante du groupe Chaudfontaine. Le limonadier aurait investi plus de deux millions d'euros au Mambourg, montant repris dans la comptabilité de la société. Abbas Bayat aurait mis un million d'euros de sa poche à Charleroi. Chaudfontaine est cité partout même si les Zèbres vont mal. Une telle campagne de publicité vaut beaucoup plus que les montants investis dans le football. Reste à savoir, maintenant, si les repreneurs auront envie d'hériter du Sporting de Charleroi. Pas sûr et cela dépendra des négociations. Si vente il y a, et d'après nos sources c'est quasiment une certitude, Abbas Bayat pourrait bel et bien rester au Sporting, même s'il a été refroidi pas quelques remarques racistes sur le site internet du club où le forum des supporters a d'ailleurs été provisoirement rayéde la carte. A Charleroi, on affirme même que l'homme d'affaires est plus que décidé à investir très gros la saison prochaine. Même en D2? Vu la situation du club au classement de la D1, il cassera sa tirelire fin décembre afin de renforcer le noyau. On sait aussi que le club cherche dare-dare entre deux et deux millions et demi d'euros pour décrocher la licence. Paradoxalement, le budget de cette saison (4,6 millions) sera pratiquement en équilibre. C'est dû à des économies à tous les niveaux et une politique sportive trop prudente qui explique probablement la lanterne rouge des Zèbres. Il n'y a pas beaucoup de bulles dans les verres des Carolos pour le moment. (P.Bilic)