Les hommes de John Collins n'ont pas dû forcer leur talent pour venir à bout des joueurs de Christophe Dessy, qui en évoluant de la sorte, courent tout droit vers la D2 ! Peu d'envie, des individualités plutôt qu'une équipe, bref tous les ingrédients d'un club en crise. Il faudra un véritable choc dans ce groupe pour avoir une chance de s'en sortir.
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Les hommes de John Collins n'ont pas dû forcer leur talent pour venir à bout des joueurs de Christophe Dessy, qui en évoluant de la sorte, courent tout droit vers la D2 ! Peu d'envie, des individualités plutôt qu'une équipe, bref tous les ingrédients d'un club en crise. Il faudra un véritable choc dans ce groupe pour avoir une chance de s'en sortir. Les deux entraîneurs avaient choisi le même dispositif, c'est-à-dire le 4-4-2 sans véritable numéro 10. Mais la différence dans l'animation était flagrante avec, du côté carolo, une envie d'aller vers l'avant beaucoup plus importante. Si les quatre défenseurs se sont, de part et d'autre, le plus souvent contentés de leur mission défensive, les six autres joueurs ont eu un comportement beaucoup plus audacieux. Les flancs de l'entrejeu, Fabien Camus et Christophe Grégoire ont apporté plus de profondeur qu' Alessandro Cordaro et Cédric Collet, aussi bien dans leur position plus haute dans le jeu ainsi que dans les transmissions vers l'avant. Que dire des deux médians axiaux ( Sébastien Chabaud et Abdelmajid Oulmers d'un côté et David Fleurival et Hocine Ragued de l'autre) ? Les Carolos ont mis régulièrement le nez à la fenêtre tandis que les montois se sont contentés de détruire et encore sans être efficace ! De plus, collectivement, Charleroi a évolué de manière beaucoup plus compacte que Mons qui ressemblait plutôt à un troupeau de 11 brebis égarées. Frank Defays et Damien Miceli rentraient très souvent côté intérieur pour venir en aide à la paire Mahammahdou Kere et Torben Joneleit et rendaient la défense la plus serrée possible afin d'éviter les passes dans les intervalles. Dans l'autre camp, FrédéricJay et Francesco Migliore sont restés très écartés laissant Ivica Dzidic et Roberto Mirri se débrouiller tant bien que mal face à Ilombe Mboyo et Habib Habibou. Constamment en difficulté, notamment face au jeu profond de Charleroi, la paire centrale montoise est complètement passée au travers de son match, le coach attendant d'être mené 3-0 avant de remplacer l'inexistant Dzidic. En revanche, le duo Kere-Joneleit a d'abord cherché l'efficacité sans prendre le moindre risque. L'axe défensif montois a clairement manqué de vélocité pour contrer la paire d'attaquants carolos beaucoup trop rapides pour eux. Qui plus est, aucune couverture n'a été réalisée par les arrières latéraux. La paire Mboyo-Habibou a bien évidemment évolué trois crans au-dessus de l'invisible duo Moussa Gueye-Mustapha Jarju. Très peu complémentaires, les attaquants montois ont fait preuve d'un attentisme et d'une passivité intolérables, certainement quand on évolue au sein de la lanterne rouge du championnat. Dans cette situation, on a besoin de guerriers et de joueurs qui se battent pour leur survie : ce fut loin d'être le cas. D'un côté, on remplace les deux attaquants à un quart d'heure de la fin pour se faire applaudir et de l'autre, on les laisse sur le terrain espérant peut-être un hypothétique miracle. Charleroi a montré une image beaucoup plus soudée que Mons. L'équipe, dans son ensemble comme chaque ligne par rapport à sa voisine, a évolué de manière bien plus compacte que son homologue montois. C'était surtout flagrant en perte de balle. Que dire alors du coulissement latéral (voir schéma) qui, dans les deux lignes de quatre, s'est effectué très facilement et naturellement chez les joueurs de Collins alors que les hommes de Dessy donnaient l'impression de se chercher sur le terrain ?